Mardi 8 juillet
Le jeu vidéo se structure doucement à Strasbourg
Rédigé par S.G.
Mirage Project est un jeu développé à Strasbourg par le studio toebeanclubgames (Crédit : toebeanclubgames).
À l’occasion de la fête nationale du jeu vidéo, un état des lieux du secteur montre une dynamique réelle à Strasbourg, portée par une communauté active, mais encore limitée par un manque de soutien ciblé.
La base
- Strasbourg développe un écosystème actif dans le domaine du jeu vidéo, bien qu’il reste peu visible du grand public.
- La ville réunit une communauté structurée de créateurs, graphistes et développeurs.
- Ce dynamisme repose en partie sur la présence de plusieurs écoles spécialisées, comme Epitech, ainsi que sur des établissements dédiés à la 3D et à l’illustration, qui forment les futurs professionnels du secteur.
Les chiffres clés
- La majorité des studios du Grand Est est installée à Strasbourg.
- Antoine Latour, Whimsical Games, Toe Bean club, Ernestine, ExServ,ou encore Embers animent pour partie cette filière encore jeune.
- Depuis 2016, le cluster East Games soutient le développement de la filière régionale.
- Il fédère 54 adhérents, majoritairement des studios de production, et organise l’Indie Game Contest.
- En dehors des travailleurs indépendants, environ 200 personnes travaillent aujourd’hui dans le secteur.
- Son budget annuel, autour de 75 000, est financé à hauteur de 40 000 euros par la Région Grand Est et de 7 500 euros par l’Eurométropole.
- Strasbourg compte aussi la Strasbourg Games Community, une association qui réunit les professionnels et passionnés du jeu vidéo pour encourager les rencontres et faire connaître le secteur.
Dans les coulisses
- Malgré cet élan, les soutiens publics restent fragmentés.
- La ville de Strasbourg ne dispose pas d’aides spécifiques pour la création vidéoludique.
- Les studios peuvent solliciter jusqu’à 25 000 euros via le dispositif général de la filière image, mais ces montants ne suffisent pas à franchir le cap de la préproduction.
- La Région Grand Est, par le biais d’appels à manifestation d’intérêt, finance la création de prototypes, mais nombre de projets restent à l’état d’ébauche.
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