Lundi 15 décembre
Chloé Stenger, de Bouillons à Pionnière
Rédigé par Chloé Boudon
Chloé Stenger espère que la nouvelle version du jeu « Pionnières » ravira les futurs utilisateurs ( Crédit : Chloé Stenger).
Avec le collectif Bouillons, né à Strasbourg, Chloé Stenger diffuse son art et s’en sert comme vecteur de messages sociaux.
La genèse
- Après un cursus à la Haute école des arts du Rhin à Mulhouse, Chloé Stenger, originaire de Moselle et artiste designer artisane, lance le collectif Bouillons à Strasbourg en 2020, avec trois autres artistes rencontrées lors de ses études.
- « Ce collectif est un mouvement parfait pour s’exprimer et créer. En 2023, le Conseil régional des jeunes du Grand-Est a fait la demande d’un outil ludique pour aborder l’égalité hommes-femmes dans les lycées. Nous avons répondu à l’appel à projet de la Région, et Pionnières est né », explique Chloé Stenger.
À propos
- Pouvant se jouer de 4 à 40 joueurs, avec 160 cartes, Pionnières invite les joueurs à s’interroger sur l’égalité et le sexisme, à proposer des solutions, mais aussi à (re)découvrir le lexique utilisé lors des débats ou les figures féminines les plus marquantes des derniers siècles autour du globe.
- « Ça se joue en deux équipes, et l’objectif est d’atteindre l’égalité en premier : une loi interdit les mini- jupes pour lutter contre les agressions, que faire ? Qu’est-ce que le sexisme ordinaire, ou le mansplaining ? Comment partager au mieux les cours de récréation ? », détaille Chloé Stenger.
- « Il y avait tellement de choses à dire, nous avons lancé une autre version au printemps de cette année, avec de nouveaux personnages. Et nous l’expérimentons dans d’autres endroits, comme une prison récemment. Au total, nous en avons vendu 450 exemplaires », poursuit-elle.
Zoom sur
- Pour cette femme de 29 ans engagée pour les causes sociales et écologiques, Pionnières était une évidence.
- « Un an avant de créer Bouillons, avec Louna Desvaux, une des fondatrices, nous avons fait le tour du monde d’initiatives inspirantes. Il y avait notamment ce village, au pied de l’Himalaya, qui produisait du textile en totale autogestion. Ça nous a sensibilisées aux matériaux et nous a poussées à faire produire le jeu de façon locale, en France », déclare Chloé Stenger.
- « Pour moi, c’est vital d’être une artiste engagée. J’ai des outils à disposition, un art de teinturière pour faire passer des messages, et permettre aux autres de s’exprimer à travers mes créations », assure-t-elle.
S'INFORMER : Pour en savoir plus sur le parcours de Chloé Stenger, le collectif Bouillons ou Pionnières, rendez-vous ici.
Abonnez-vous gratuitement
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Strasbourg