Lundi 2 février
L’Adie dans les quartiers prioritaires de Strasbourg
Rédigé par Chloé Boudon
L'association souhaite associer les porteurs de projets des quartiers populaires (Crédit : Adobe Stock).
Avec la campagne nationale « Entreprendre dans les quartiers », l’Adie souhaite approcher un public plus précaire et inciter à la prise d’initiative à partir d’aujourd’hui.
De quoi s’agit-il ?
- L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie ) organise une campagne d’information pour sensibiliser les habitants des quartiers prioritaires du Bas-Rhin à l’entrepreneuriat jusqu’au 6 février.
- « Les futurs entrepreneurs ne savent pas forcément comment s’y prendre. Le volume d’informations sur internet est conséquent, l’écosystème est vaste et on peut se sentir perdus. Il faut leur montrer que même sans réseau, sans diplôme précis, il est possible d’entreprendre en étant bien accompagné », explique Djamal Belhacene, directeur territorial de l’Adie Alsace.
Qui est concerné ?
- Au programme, cinq événements gratuits sont prévus à Strasbourg : ateliers, explications sur le fonctionnement des microentreprises, "créa-dating" pour "pitcher" (présenter ndlr) son projet…
- « On sait qu'il y a une volonté d’entreprendre dans les quartiers prioritaires, mais les personnes sont souvent confrontées à différents obstacles : des revenus insuffisants ou instables, des démarches administratives complexes ou des investissements financiers trop élevés », détaille Djamal Belhacene.
- « A contrario, l'entrepreneuriat peut permettre de créer son propre emploi, en créer d’autres par la suite, s’épanouir personnellement et améliorer son niveau de vie », ajoute-t-il.
En chiffres
- L’an dernier, l’Adie a prêté de l’argent à 241 clients sur le Bas-Rhin, pour un total de 71 habitants de quartiers prioritaires.
- « Les microfinancements de l’Adie peuvent aller jusqu’à 15 000 euros, et, grâce à un partenariat avec la BPI qui finance un prêt d’honneur à taux 0% nous avons réussi à toucher plus de personnes qu'en 2024 ; c'était environ 172 clients professionnels pour 47 habitants de quartiers prioritaires », rappelle Djamal Belhacene.
- « L’accompagnement de l’Adie est gratuit pour tous, pensé et personnalisé, et réalisé par des bénévoles anciens professionnels du secteur : directeurs bancaires, contrôleurs de gestion, chef d’entreprise… C’est un vrai plus », déclare-t-il.
S'INFORMER : Pour en savoir plus sur l’accompagnement gratuit proposé par l’Adie, ou pour participer à un des ateliers sur Strasbourg, rendez-vous ici.
Abonnez-vous gratuitement
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Strasbourg