Il abrite bassins, serres et arbres centenaires venus des cinq continents.
L'endroit
- Au cœur de l’été, le Jardin botanique de l’université de Strasbourg invite à une promenade entre nénuphars, grenouilles et plantes médicinales.
- Depuis 1884, des batraciens se baignent dans le bassin et des carrés surélevés présentent des espèces utilisées en phytothérapie : artichaut pour le foie, camomille contre les nausées, souci pour la peau.
- Créé en 1619, le jardin avait pour mission d’accompagner l’enseignement de la médecine à l’université protestante.
- Cette vocation pédagogique se poursuit aujourd’hui à travers les usages, les odeurs et les classifications végétales visibles en plein air.
Zoom sur
- L’arboretum abrite 2 200 arbres et arbustes issus des cinq continents.
- Parmi eux, un orme du Japon de 131 ans.
- Un faux noyer du Caucase (Pterocarya fraxinifolia) s’étend sur plus de 30 mètres par ses drageons.
- Le promeneur croise aussi un séquoia géant de Californie, un ginkgo biloba chinois ou encore un sapin du Mexique.
La toile de fond
- Le jardin compte plus de 6 000 espèces végétales sur un espace inchangé depuis le XIXe siècle.
- Il comprend une serre froide, une serre chaude, une école de botanique et des parcelles écologiques. Sa serre dodécagonale, dite serre de Bary, classée monument historique, est en cours de réhabilitation dans le cadre du futur Pôle Science.
- Le Jardin botanique est implanté sur son site actuel depuis la réorganisation universitaire engagée après l’annexion de l’Alsace par l’Empire allemand en 1871.
- Dans le cadre de la création d’un campus impérial, l’empereur Guillaume Ier inaugure en 1884 un ensemble architectural et scientifique comprenant le jardin, le Palais universitaire, l’Observatoire et le Musée zoologique.
- Les serres monumentales construites à cette époque ont été détruites par la grêle en 1963, à l’exception de la serre centrale, seul témoin encore visible de cet héritage.
Y ALLER : Le jardin botanique au 27 boulevard de la Victoire, entrée libre, j