Mardi 4 novembre
Barber Shop Chronicles au TNS
Rédigé par S.G.
Les questions qui traversent les personnages convoquent sur scène business, relations avec
les parents, amour et politique (Crédit : Stef Stessel).
les parents, amour et politique (Crédit : Stef Stessel).
Le Théâtre national de Strasbourg ouvre aujourd’hui sa salle Bernard-Marie Koltès à Barber Shop Chronicles, une pièce qui plonge le public dans l’univers social et culturel des salons de coiffure africains et de la diaspora.
De quoi parle-t-on ?
- Le spectacle mis en scène par Junior Mthombeni et Michael De Cock s’appuie sur le texte de l’auteur anglo-nigérian Inua Ellams.
- Il installe les spectateurs au cœur d’un salon de barbier, espace de parole où se croisent récits personnels, discussions sur la famille, réflexions politiques et échanges sur la vie quotidienne.
- Les langues africaines comme le wolof, le lingala, le soninké, le bambara ou encore le bamiléké se mêlent à l’anglais et au français pour restituer un cadre social et linguistique multiple.
- Les scènes alternent entre Abidjan, Bruxelles, Dakar et Kinshasa, avec un plateau composé de comédiens issus de plusieurs horizons artistiques.
Ce qu’il faut savoir
- Inua Ellams, auteur du texte porté à la scène, explique avoir découvert au Royaume-Uni un projet où des barbiers et des coiffeurs étaient formés pour offrir un soutien psychologique à leurs clients.
- Cette approche leur permettait d’identifier d’éventuels problèmes de santé et de donner des conseils au sein même des salons.
- Selon lui, cette initiative soulevait une interrogation sur l’absence de professionnels de santé spécifiquement mobilisés pour accompagner les hommes noirs.
- Ce constat constitue le point de départ de son projet personnel, initialement pensé comme une immersion dans un salon de coiffure afin de dresser le portrait d’hommes pendant leur coupe de cheveux.
Y ALLER : Théâtre national de Strasbourg, salle Bernard-Marie Koltès, à 20h. Billetterie.
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