Mercredi 17 décembre
Une expo sur les droits humains par Nicolas Wild
Rédigé par S.G.
L'une des trois BD évoque le sort de l'opposant russe Boris Vishnevsky qui a fui son pays (Crédit : Nicolas Wild).
À l’occasion du 75e anniversaire de la Convention européenne des droits de l’Homme, la Ville de Strasbourg inaugure aujourd’hui une exposition en plein air consacrée au travail de l’auteur et dessinateur Nicolas Wild, autour de trois œuvres abordant les combats contemporains pour les libertés fondamentales, sur les grilles de la Villa Schutzenberger.
Ce qu'on sait
- L’exposition Nicolas Wild, dessine-moi les droits humains prend place dans l’espace public strasbourgeois à partir d’aujourd’hui.
- La ville a choisi de présenter trois extraits d’œuvres de l’auteur afin de proposer un regard sur les droits humains, c’est-à-dire l'ensemble des droits fondamentaux reconnus à chaque personne du seul fait qu’elle est humaine, sans distinction d’origine, de sexe, de religion, d’opinion ou de situation sociale.
- Le vernissage cet après-midi marque le lancement officiel de cette exposition sur les grilles de la Villa Schützenberger.
Pour bien comprendre
- Les œuvres sélectionnées abordent plusieurs terrains et contextes politiques.
- Nicolas Wild évoque notamment le portrait d’une avocate iranienne, Nasrin Sotoudeh, lauréate du prix Sakharov en 2012, ainsi qu’un opposant politique russe, Boris Vishnevsky, exclu de la vie parlementaire après la publication d’un livre sur le pouvoir.
- « La sélection de 12 planches porte sur les droits de l’homme, sur les gens qui résistent à travers le monde », explique le BD reporter.
- À travers ces récits dessinés, le travail interroge la place de la parole dissidente et les mécanismes de mise à l’écart.
Entre les lignes
- L’exposition présente également un extrait inédit du prochain ouvrage de Nicolas Wild, consacré au travail de reporters en Irak après le siège de Mossoul.
- L’auteur y aborde le métier de journaliste et la manière de raconter des conflits contemporains.
- « Faire de la bande dessinée permet de recréer les images à partir des témoignages, sans dépendre uniquement de ce qui a été photographié », souligne-t-il.
- Pour Nicolas Wild, ce choix narratif ouvre une autre lecture du réel et interroge la façon dont l’information circule et se construit.
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