Entretien avec l’adjudant-chef Laurent Alexandre de Strasbourg
L’adjudant-chef Laurent Alexandre revient sur les coulisses et les enjeux du bal des pompiers de Strasbourg, devenu un rendez-vous incontournable du 13 juillet.
Qu’est-ce qui explique le succès constant de ce bal chaque année ?
« Contrairement à toutes les grandes villes de France, Strasbourg n’avait pas son bal. On s’en est rendu compte et en 2015, on a organisé le tout premier. Ça a mis un peu de temps à démarrer, mais ensuite ça a très bien pris. Je pense que c’est d’abord lié à l’image des pompiers, qui reste bonne auprès du public. Et puis, c’est la seule fois de l’année où les gens peuvent accéder à la caserne, être en contact avec nous en dehors d’une intervention. D’habitude, ils nous voient dans des situations d’urgence, ce n’est pas le meilleur moment. Le 13 juillet, c’est festif, ça change tout. »
Il y a aussi une communication qui marque les esprits…
« Oui, exactement. Au début, on avait besoin de se faire connaître, donc on a lancé un teaser vidéo. Ça a vite fait le buzz. Depuis, c’est devenu une marque de fabrique. Il est attendu tous les ans. Dès avril-mai, les gens commencent à nous demander : “Il sort quand, votre teaser ?” »
« Vu l’ampleur que prend le bal, ça dépasse ce qu’on peut gérer en tant que simples pompiers. On travaille désormais avec une agence strasbourgeoise. Elle gère maintenant toute la partie communication, publicité, événementielle, ainsi que le tournage des teasers. »
Combien de bénévoles sont mobilisés pour l’organisation ?
« Pour la soirée, 180 personnes viennent de différentes casernes du secteur et du personnel administratif. Ce sont tous des volontaires qui ne sont pas de service, donc en repos. C’est énorme, mais nécessaire. Au quotidien, dans notre caserne, on est entre 22 et 25 de garde. »
Avez-vous prévu des nouveautés pour cette édition ?
« Oui, on propose des animations tout au long de la soirée, différentes de celles des années précédentes. On a aussi modifié un peu la disposition dans la caserne. Niveau restauration, on garde le barbecue, les tartes flambées, les hamburgers. Et cette année, on a ajouté un plat végétarien, ainsi qu’un bar à cocktails. »
Comment gérez-vous l’afflux important de visiteurs ?
« L’an dernier, comme les précédentes, beaucoup de monde attendait dehors. Certains n’ont pas pu entrer. Alors cette année, on a mis en place une billetterie en ligne, limitée à la capacité autorisée : 4 500 personnes. Les billets ont tous été vendus en 15 jours. Pour ceux qui n’en ont pas, ils peuvent venir le soir même et entrer au fur et à mesure que d’autres sortent, comme en discothèque. »
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