L'entretien : Guillaume Libsig, adjoint chargé de l’animation urbaine 🗺️
Guillaume Libsig revient sur les animations estivales à Strasbourg, les contraintes budgétaires et le temps fort à venir avec le FARSe (Festival des Arts de la Rue de Strasbourg).
Quelle est la philosophie derrière la programmation estivale à Strasbourg ?
« On n’est pas attaché uniquement au centre-ville, c’est une question d’équité territoriale. Ce n’est pas qu’une programmation ludique, c’est aussi du service public et de l’intérêt général. Il y a, par exemple, la Carava'nage où on apprend à nager, mais aussi des rendez-vous développés avec les directions de territoire et les associations dans de nombreux quartiers. »
Que change la baisse du budget dédié aux animations estivales ?
« On n’a plus les budgets qu’on avait il y a dix ans. Rien que pour la place du Château, on est passé de 900 000 € à 400 000 € aujourd’hui. L'animation lumineuse de la rosace coûte de mémoire 150 000 euros. Dans ce cadre, on fait travailler les associations locales et on propose une scène ouverte à des groupes strasbourgeois. Ce n’est pas un spectacle, mais la création d’un lieu de rendez-vous, avec musique live tous les week-ends, un village de l’Économie sociale et solidaire, des animations comme le yoga ou la danse Hip-Hop... »
Quel est le sens de l’installation « La Forêt » installée sur la place du Château ?
« L’objectif n’a jamais été de créer de l’ombre ou une projection spectaculaire sur la cathédrale. On voulait un lieu de rencontre et d’appropriation, avec des concerts et des animations. Le décor est pensé pour durer : 90 % des matériaux sont recyclables et seront réutilisés l’an prochain, ce qui nous permettra d’investir davantage dans la programmation. »
Quels seront les temps forts d'août ?
« Les 10 ans du FARSe seront le rendez-vous central. On va rajouter des moments participatifs, impliquer des spectateurs dans la programmation et redéployer le village à la Manufacture des Tabacs. Depuis qu’on a décalé le festival au dernier week-end d’août, la fréquentation a explosé. L’an dernier, elle a augmenté de 30 %, avec plus de Strasbourgeois présents. »
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