Il détaille pour l’Essentiel Strasbourg les priorités de la rentrée, qui mobilise 10 678 enseignants pour 164 492 élèves dans le premier degré, et 13 430 enseignants pour 152 058 élèves dans le second.
L'entretien : Olivier Klein, recteur de l’académie de Strasbourg
Quelles sont les nouveautés importantes cette année ?
« Le nombre de professeurs est maintenu, alors que le nombre d'élèves baisse dans le premier degré, ce qui fait que le taux d’encadrement s’améliore. Dans le second degré, la hausse est limitée à 100 ou 150 élèves, et plus de 35 équivalents temps plein sont présents en plus à cette rentrée. Côté vie scolaire, 9 CPE et 22 AED supplémentaires, des surveillants, renforcent les équipes. »
« Les PAS, pôles d’appui à la scolarité, remplacent les PIAL (Pôles inclusifs d'accompagnement localisés ndlr). 43 dispositifs ouvrent à la rentrée, avec une trentaine d'emplois pour accueillir mieux les élèves et leurs familles qui ont des besoins éducatifs particuliers. L’objectif est d’atteindre 69 PAS dans les années à venir. »
Où en est-on pour les élèves sans affectation via Parcoursup ?
« 200 élèves restent sans solution et sont suivis individuellement par la CAES (Commission d’accès à l’enseignement supérieur ndlr). Le volume est similaire à l’an dernier. »
L’option Langue et culture régionales disparaît, est-ce un recul ?
« C'est une décision qui est partagée au sein de ce qu'on appelle la convention quadripartite entre l'État avec ses 2 faces - Éducation nationale et préfecture, la Région Grand Est et la Collectivité européenne d'Alsace. »
« Cette option concernait environ 580 élèves de mémoire. Elle prend fin, mais le bilinguisme reste soutenu avec 26 millions d’euros chaque année, soit l’équivalent de 370 postes équivalents temps plein. Les élèves ayant commencé l’option pourront la terminer. »
Quelles politiques peuvent être menées face à l’usage croissant de l’Intelligence artificielle par les élèves ?
« Il y a tout d’abord des formations prévues à l’échelle nationale, mais aussi un accompagnement des enseignants dans leurs pratiques et dans la manière d’évaluer. On sait bien que c’est un phénomène qui évolue très vite. Et interdire, ça ne règle rien. Cela oblige l’école à se réinventer. »
« Vous savez, quand j’étais élève, il y avait les tables logarithmiques. Puis, avec l’arrivée des calculatrices, des TI ou autres, on a entendu que cela allait faciliter la triche. Mais l’école a toujours su absorber ces évolutions. Cela va nous a obligés à repenser l’évaluation, notamment le travail à la maison. »
« Il y a aussi un cadre à poser comme la charte d’usage du numérique, qui doit être mise en œuvre dans les établissements. Le rôle de l’école, c’est de ne pas aller à contre-courant, mais de protéger nos élèves, de leur apprendre à avoir un regard critique sur l'IA. C’est cela, aussi, le rôle de l’enseignant. »
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