Alain Jund : « Permettre une meilleure cohabitation »
Après la consultation de l’Essentiel Strasbourg sur la question « Comment vous déplacez-vous le plus souvent ? », qui a réuni 500 participants, la rédaction a recueilli la réaction d’Alain Jund, élu aux mobilités de l’Eurométropole, sur les résultats et les avis des lecteurs.
29,9 % déclarent se déplacer le plus souvent à vélo, 29,3 % à pied, 27,5 % en transports en commun et 13,3 % en voiture. Que vous inspirent ces chiffres ?
« Ces chiffres sont très intéressants, mais ils diffèrent quelque peu de notre propre bilan. De notre côté, nous enregistrons une part moins importante pour les transports en commun (on se situe plutôt à 17% pour la ville) et la voiture reste haute, bien que nous soyons passés en dessous des 40%. Notre objectif n’est pas de combattre la voiture, mais de permettre d’augmenter la part du vélo grâce aux nouvelles infrastructures. »
Concernant les transports en commun, la question de la gratuité a été de nouveau abordée par les lecteurs. Est-ce un objectif pour l’Eurométropole de Strasbourg ?
« Non, et pour plusieurs raisons. D’abord, la gratuité est déjà effective pour les jeunes de moins de 18 ans, donc près de 75 000 personnes. Nous avons également la tarification solidaire de l’abonnement, que l’on paie entre 3,40 et 56 euros selon ses revenus, et qui nous semble être une mesure juste et équitable de participation. »
« Ensuite, de mon point de vue, c’est la multiplication de la cadence et l’agrandissement de l’amplitude horaire qui nous permettent de gagner des usagers. Enfin, rendre les transports gratuits nous demanderait de trouver 50 millions d’euros pour le fonctionnement des lignes, ce qui n’est pas possible. »
Les conflits entre vélos et piétons sont également un point sensible que l’on peut lire dans plusieurs des commentaires…
« On a beaucoup de retours comme ceux-là également, et on comprend cette frustration. Dans les nouvelles infrastructures, comme la Colmarienne ou encore sur les travaux du secteur des Halles, nous ne faisons pas qu’un espace pour les vélos, mais nous agrandissons considérablement le trottoir, pour permettre une meilleure cohabitation, et faire en sorte que chacun puisse se déplacer en sécurité. »
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