Votre avis compte Martine Lizola : « développer la médiation humaine » 🏰
Après la consultation de L’Essentiel Strasbourg sur la participation aux Journées européennes du patrimoine (JEP), la rédaction a interrogé Martine Lizola, conseillère régionale et présidente de la commission Culture, mémoire et patrimoine. Sur 222 participants, 30 % disent profiter des JEP pour visiter des lieux habituellement fermés au public.
Comment expliquez-vous cette appétence ?
« Je trouve que ces chiffres sont très parlants. Cela dépeint un goût pour l’inconnu, pour la découverte, pour la connaissance… L’envie de s’ouvrir à de nouveaux horizons aussi, et c’est très intéressant pour nous. Les Français sont attachés à leur patrimoine, on l’a vu avec Notre-Dame de Paris. L’an prochain, le ministère de la Culture envisage de mettre l’accent sur le patrimoine en danger avec la Mission Bern. »
Pourquoi les JEP sont-elles toujours importantes aujourd’hui, plus de quarante ans après leur création ?
« Je pense que connaître l’Histoire est d’une importance capitale. Cela permet de mieux connaître sa propre histoire. C’est aussi une démarche pédagogique, intellectuelle, voire scientifique. Pour nous, ces journées sont essentielles. La Région a obtenu, depuis 2004, la compétence de l’inventaire général du patrimoine. Les JEP sont l’occasion pour nous de présenter au grand public toutes les découvertes sur lesquelles travaillent nos scientifiques au quotidien. C’est une source de motivation. »
Comment continuer à motiver le public strasbourgeois ?
« Ce qui marche le mieux, surtout avec le jeune public, c’est la médiation humaine. On le voit, les visites guidées rencontrent toujours un franc succès lors des JEP, que ce soit dans les églises protestantes ou au lycée des Pontonniers. Le public aime être porté et emporté dans l’histoire d’un lieu. C’est plus confortable et c’est ce que nous devons développer. »
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