Mercredi 14 janvier
C'était un 14 janvier : la naissance d'Albert Schweitzer
Rédigé par S.G.
Près de sa statue strasbourgeoise, sa devise "Respect de la vie" est écrite en 31 langues (Crédit : Adobe Stock).
Né le 14 janvier 1875 à Kaysersberg, Albert Schweitzer a trouvé durant ses 20 ans passés à Strasbourg le cadre intellectuel et spirituel où s’est façonnée une pensée qui allait marquer le monde.
De qui parle-t-on ?
- Après son enfance à Gunsbach, Albert Schweitzer rejoint Strasbourg en 1893 pour y poursuivre ses études.
- Il y obtient ses doctorats en philosophie et en théologie, y enseigne à la faculté protestante et y perfectionne son art d’organiste.
- Les années passées sur les bancs et dans les églises strasbourgeoises nourrissent son goût pour la rigueur intellectuelle et la profondeur spirituelle.
- C’est aussi ici qu’il conçoit la vocation qui guide son existence : unir la foi, la science et l’action au service de l’homme.
Ce qu'on retient
- En 1913, alors qu’un avenir académique et musical lui est promis à Strasbourg, Albert Schweitzer choisit une voie radicalement différente.
- Un an plus tôt, il épouse Hélène Bresslau, scellant ainsi une union qui sera longtemps vécue à distance à travers une riche correspondance.
- Il entreprend des études de médecine pour partir exercer en Afrique équatoriale, au Gabon, où il fonde l’hôpital de Lambaréné.
- Là-bas, il concrétise son idée du « respect de la vie », ce principe universel qui impose la bienveillance envers toute forme d'existence.
- Pendant plus d’un demi-siècle, il soigne les malades, forme des soignants et construit une action humanitaire qui lui vaudra une renommée internationale.
Et maintenant ?
- Strasbourg conserve aujourd’hui de nombreux témoignages du passage de Schweitzer : ses écrits, ses conférences et sa musique continuent d’y être étudiés et valorisés.
- L’université, les institutions religieuses et les associations locales rappellent que la capitale alsacienne est le berceau d’une pensée mêlant exigence morale et ouverture au monde.
- Lauréat du prix Nobel de la paix en 1952, disparu en 1965 à Lambaréné, le médecin-philosophe laisse une trace profonde dans la mémoire de la ville qui l’a vu s’éveiller à lui-même.
- Une statue à son effigie de la sculptrice Simone Mayora été installée en 2021 sur la place Saint-Thomas, près de l'église où il jouait de l'orgue.
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