Jeudi 29 janvier
Des pistes contre le décrochage scolaire
Rédigé par S.G.
La moitié des ados qui passe à la Maison des Adolescents se voient recommander des soins pour la santé physique ou mentale (Crédit : Adobe Stock).
Une journée d'étude consacrée aux méthodes d'accompagnement pour les jeunes en situation de refus scolaire ou sans emploi est organisée aujourd'hui au Kaléidoscoop.
De quoi s'agit-il ?
- L'équipe Brik&James de la Maison des adolescents de Strasbourg expose les résultats d'un projet expérimental mené auprès de publics en errance socioprofessionnelle.
- Les professionnels ont analysé les mécanismes de remobilisation durable pour ces profils souvent éloignés des structures classiques.
- « Notre approche consiste à aller à leur rythme plutôt qu’à imposer celui de l’institution. Cela prend du temps, mais c’est un choix : nous ne faisons pas à leur place, nous les accompagnons pour qu’ils apprennent à faire seuls. C’est une démarche de responsabilisation progressive. », indique Pauline Dorgler, cheffe de service Brik&James.
Comment ?
- La journée prévoit une alternance entre les retours d'expérience de terrain et des tables rondes thématiques.
- « Nous proposons des ateliers à médiation artistique, sportive ou culturelle : certains sont organisés avec la Maison Sport Santé pour les activités physiques ou avec le collectif d’artistes M33 pour les ateliers créatifs. Ces activités sont co-construites avec les jeunes, selon leurs envies du moment, il n’y a pas de planning fixe. », explique Bianca Val, chargée de projet sur cette mission.
- Plusieurs ateliers permettent aux participants de découvrir des outils concrets pour renforcer l'implication des familles et des partenaires institutionnels.
- « Nous proposons des groupes de parole pour les parents qui ont aussi besoin de voir qu'ils ne sont pas tout seuls dans leur aventure, ce qui leur permet de déconstruire beaucoup de choses sur l'obtention du bac ou les années de césure, qui ne sont pas des années perdues. Par exemple, c'est valorisé en Allemagne », souligne Bianca Val.
La toile de fond
- « Aujourd’hui, nous accueillons 42 jeunes : 12 places sont dédiées aux 11-18 ans et 30 places aux 18-29 ans. Le dispositif fonctionne avec des entrées et sorties régulières, donc des places peuvent se libérer au fil de l’année. », rappelle Pauline Dorgler,
- Le projet bénéficie du soutien de la Fondation des Hôpitaux pour assurer la pérennité de ces interventions innovantes dans la région.
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