Vendredi 30 janvier
Rencontre avec Simone Morgenthaler, figure alsacienne
Rédigé par Chloé Boudon
Son dernier ouvrage évoque les souvenirs de son enfance alsacienne (Crédit : Frédéric Godard-La Nuée bleue).
« Est-il encore possible de défendre le dialecte et la culture d’Alsace ? » : la Bibliothèque Nationale Universitaire pose la question aujourd’hui à Simone Morgenthaler, pour un échange entre l’auteure et ses lecteurs.
De quoi parle-t-on ?
- Simone Morgenthaler, journaliste et auteure, participe aux Bibliothèques idéales, événement littéraire prenant place du 24 janvier au 1er février, à la BNU.
- « Ça va être l’occasion de parler de mon dernier livre, « La Brique au fond du lit », mais surtout parler de la culture et de la langue alsacienne », explique-t-elle.
Zoom sur
- Journaliste en presse écrite au départ, Simone Morgenthaler a ensuite présenté des émissions de radio et de télé pendant des années, mettant un point d’honneur à parler en alsacien, sa langue maternelle.
- « Dans mon dernier ouvrage, je parle d’une vie de village dans les années 60. Venir débattre autour de ce thème me ramène à des souvenirs. Le premier jour d’école, quand on m’a interdit de parler l’alsacien par exemple », poursuit Simone Morgenthaler.
- « Toute ma scolarité, j’ai vécu dans la punition et la délation de cette langue, que je trouve magnifique de par sa richesse et sa diversité, et je sais que je suis loin d’être la seule à avoir vécu cette fracture », ajoute-t-elle.
Pourquoi c’est important ?
- Avec ses récits, Simone Morgenthaler souhaite contribuer à faire vivre cette culture, mais surtout mettre en avant les Alsaciens eux-mêmes.
- « Quand on pense à l’Alsace, on pense au Marché de Noël et aux fêtes folkloriques, mais c'est bien plus que cela, c’est tellement de valeurs qui se transmettent de génération en génération. C’est regrettable que notre système ne permette pas aux beautés régionales d'éclore, et il ne faut pas oublier d’où nous venons », estime-t-elle.
- « Les jeunes se battent pour faire vivre la langue alsacienne. Nous laissons également beaucoup de traces écrites, même si la transmission s’est faite à l’oral au départ. Au moins, il y aura la preuve qu’elle a existé », affirme-t-elle.
S'INFORMER : Pour en savoir plus sur le parcours de Simone Morgenthaler ou pour participer à la rencontre, rendez-vous ici.
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