Karina Jorkentsian, l’immigration, « Vies et Voies »
À travers le projet qu’elle porte au sein de l’association de la Jeune chambre économique de Strasbourg, Karina Jorkentsian donne la parole aux habitants issus de l’immigration et combat les discours haineux.
La genèse
À seulement huit ans, originaire de Géorgie, Karina arrive en France. Elle grandit en région Centre, fait ses études à Orléans avant d’emménager à Strasbourg, en 2016.
« Je suis une immigrée de première génération. J’ai eu mon Bac, puis j’ai fait une Fac de droit, je me suis spécialisée en gestion de fortune. Puis j’ai quitté le métier pour passer le barreau. Depuis, je suis élève avocat à 32 ans », raconte fièrement Karina Jorkentsian.
Des modèles positifs
Dès son arrivée à Strasbourg, Karina s’intéresse à l’antenne locale de la Jeune chambre économique. Depuis, avec une trentaine de membres, elle participe à la mise en place d’actions solidaires.
« Nous travaillons depuis peu sur le projet « Vies et Voies ». Il part d’un constat, celui de la montée des discours extrémistes, haineux et violents à l’égard de certaines populations, et qui se banalisent de plus en plus. On s’est demandé ce qu’on pouvait faire, et on a eu l’idée de réaliser des portraits de personnes issues de tous horizons qui font rayonner la France, de par leurs actions au quotidien », explique Karina.
« Nous sommes donc à la recherche d’un média, qui pourrait diffuser ces portraits. À travers ce projet, on veut faire réfléchir, ouvrir le dialogue et tempérer les discours. Les personnes issues de l’immigration apportent beaucoup, que ce soit économiquement parlant, ou pour la société, car la plupart sont engagées », poursuit-elle.
Pourquoi c’est important ?
Pour Karina, la valeur de solidarité s’est ancrée naturellement dans son quotidien, de par son métier, et surtout son parcours personnel.
« Je pense que la solidarité est nécessaire, et qu’on devrait tous s’y mettre. J’ai l’occasion de rencontrer de nombreux profils, je constate que ceux qui sont issus de l’immigration partent avec des “handicaps sociaux”, et se donnent à 300% pour réussir et faire de belles choses. Quand j’ai eu besoin d’aide, je n'en ai pas forcément trouvé. Alors j’aimerais en apporter en retour », ajoute Karina.
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