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Mardi 23 juin

La bonne idée : les photos d'un autre temps de Vincent Chaudron

Rédigé par Chloé Boudon.
Vincent Chaudron, représenté sur cette plaque au collodion humide, remet les anciennes techniques de photographie au goût du jour (Crédit : Thomas sur les routes).

Le photographe strasbourgeois Vincent Chaudron, connu pour son travail de street-artiste, est également un adepte des procédés photographiques anciens qu’il fait découvrir à ses clients grâce à du matériel d’époque dans son Studio Wunderkammera.

La genèse 

  • Tout commence pour Vincent Chaudron, 40 ans, quand il entreprend un parcours à LISAA, une école d’arts appliqués à Strasbourg.
  • « J’ai fait un BTS en communication visuelle, je me suis tout de suite passionné pour la photographie. J’aimais aussi me rendre en brocante, dénicher de vieux objets. Au fur et à mesure, j’ai commencé à m’intéresser à l’objet en lui-même, et aux différentes techniques de la photographie. J’ai accumulé plus d’une centaine d’appareils chez moi », explique-t-il.

Ce qu'il fait

  • Se tournant d’abord vers l’argentique, Vincent décide de « pousser le vice encore plus loin », et de se former auprès d’un autre photographe, Julien Félix, expert du collodion humide, un procédé né dans les années 1850.
  • « Je photographie chez moi, dans un studio de 11m2. J’ai une chambre Kodak 2D, qui date d’après la Première Guerre mondiale, entre 1918 et 1920, une vieille chambre photographique en bois à soufflet, et un objectif qui date de l’époque du collodion humide », poursuit Vincent Chaudron.
  • « Je préviens toujours les gens que ce procédé demande du temps, qu’il faut parfois trois quarts d’heure pour une seule photo. Il y a le cadrage, la gestion de la lumière, et le collodion humide ne peut pas être préparé à l’avance, il faut compter entre quinze et vingt minutes pour la partie labo et développement de l’image », déclare le photographe.

Pourquoi ça plaît ?

  • Le rendu final séduit les Strasbourgeois qui poussent la porte de son studio.
  • Il faut compter entre 90€ t 180€ pour un tirage, selon le format.
  • « Il n’y a pas beaucoup de photographes collodionistes, le rendu de l’image, qui se fait généralement sur du verre, n’a rien à voir avec le papier. La plaque est trempée dans du nitrate d’argent, ce qui cristallise l’effet brillant. À savoir que c’est le procédé qui donne le résultat le plus net jamais égalé depuis la création de la photographie », assure Vincent Chaudron.

S'INFORMER : Pour en savoir plus sur le travail de Vincent Chaudron, où vous faire tirer le portrait comme à l’époque, rendez-vous ici.

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