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Mercredi 24 septembre

Les dessous de la fertilité à Strasbourg

Rédigé par Chloé Boudon
En France, le premier bébé arrive à 29 ans en moyenne. (Crédit : Adobe Stock).

Scientifiques et médecins se réunissent à Strasbourg dès aujourd’hui et jusqu’à vendredi autour de la fertilité.

Les bases

  • La Fédération Française d’Étude de la Reproduction (FFER) est au Palais de la Musique et des Congrès pour la trentième édition de son congrès consacré à la fertilité.
  • L’objectif est d’échanger sur les sujets de recherche, les avancées scientifiques et d’établir des constats sur l’évolution de la santé et de la société.
  • « C’est important de partager des expériences, de s’ouvrir. Le thème de la natalité sera évoqué cette année, c’est l’occasion de réfléchir sur ce qui peut impacter nos pratiques », explique Catherine Rongières, professeure à l’Université de Médecine de Strasbourg et présidente de l’organisation locale de la FFER.

Zoom sur

  • Au centre des discussions figure la procréation médicalement assistée (PMA), en constante évolution et parfois méconnue du grand public.
  • « La France est en train de réfléchir à importer des gamètes de l’étranger, pour réduire le temps d’attente des patients. Mais les lois diffèrent et cela pose problème pour le moment », déclare Catherine Rongières.
  • « C’est un vrai sujet, parce que la PMA est remboursée à 100 %, donc chaque citoyen y participe par sa contribution financière. Et aussi car les Français font des enfants de plus en plus tard, ce qui peut les pousser à se tourner vers ce genre de pratique de plus en plus fréquemment », poursuit-elle.

Pourquoi c’est important ?

  • L’âge n’est pas le seul facteur d’infertilité, et les scientifiques se penchent sur d’autres causes.
  • « Il y a l’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques, dont on parle de plus en plus. Il y a la diminution de la quantité et de la qualité du sperme chez l’homme, la pollution qui a des effets sur les deux sexes… », énumère la professeure.
  • « On doit être en mesure d’accompagner les patients vers une meilleure qualité de vie si c’est nécessaire, leur apporter des réponses, les aider à faire face à ce problème d’infertilité qui grandit malgré la prévention que l’on fait », estime Catherine Rongières.
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