Mardi 28 avril
Comprendre le rôle des épaves sur la biodiversité 🪸
Rédigé par Jessica Chaine
Les 2 réalisateurs ont exploré de nombreuses épaves (crédit : Éleau et Adobe Stock).
Le film documentaire Les épaves sous-marines, une chance pour la biodiversité, le patrimoine et l'économie locale est présenté en avant-première, ce soir à Toulon. Une projection suivie d'une discussion avec différents experts.
Pourquoi c’est important
- Les épaves sous-marines, une chance pour la biodiversité, le patrimoine et l'économie locale est un long-métrage documentaire présenté pour la première fois à Toulon, ce soir. Vous pouvez réserver vos places en ligne. C'est gratuit.
- La projection est prévue à 18h, bâtiment Pi à l'Université de Toulon, en présence des réalisateurs, Patricia Ettouati, scaphandrier et fondatrice de l'association Éleau et Philippe Grau, cinéaste. Mais aussi de plusieurs personnalités, expertes en leur domaine : Michel L'Hour, archéologue sous-marin, Jean-Bernard Memet, spécialiste de la corrosion marine, Jean-François Briand, biologiste marin et Julien Belda, juriste spécialisé dans le secteur maritime.
- « Ce film est le premier qui aborde dans son ensemble le rôle des épaves et leur protection », explique Patricia Ettouati. « Il permet d'avoir une vue globale sur le sujet. »
Pour bien comprendre
- Mais pourquoi protéger les épaves ? « Parce que la biodiversité y est très importante et parce que nous nous sommes aperçus qu'avec la disparition de la vie marine aujourd'hui, là où il reste encore une abondance de poissons, c'est dans les réserves, les aires marines protégées et sur les épaves », ajoute la réalisatrice, spécialiste des plongées en profondeur. « Nous avons donc voulu comprendre comment la vie naît sur les épaves. »
- En filmant en France, notamment les 2 épaves mythiques varoises, Le Grec et Le Donator, mais aussi à Malte, en Croatie et en Pologne, Patricia Ettouati et Philippe Grau sont parvenus à un documentaire qui parle de biodiversité, de patrimoine mais aussi d'économie locale. « L'idée est de s'interroger sur la façon de protéger les épaves tout en préservant les 2 autres aspects. »
- « La France est un des seuls pays qui ne souhaite pas couler les épaves car il les voit comme des déchets », poursuit-elle. « Or, si elles sont dépolluées avant d'être immergées, elles peuvent être considérées comme des récifs artificiels. »
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