Le portrait : Alexandra Cismondi, l'écriture chevillée au corps 🖊️
Profondément attachée à la métropole toulonnaise, l'artiste aux nombreux talents y multiplie les projets.
L'échauffement
« Je suis née et j'ai grandi à La Seyne-sur-Mer », raconte Alexandra Cismondi, autrice, actrice et metteuse en scène. La Varoise y vit 20 ans, bercée par la Méditerranée et sa passion pour la danse. « J'ai fait un sport-étude danse au collège Curie puis j'ai passé un Bac option danse au lycée Beaussier qui était alors un établissement test en la matière ». Puis elle s'oriente vers des études éloignées du domaine artistique, « pour plein de raisons et sûrement parce que j'avais les chocottes », explique-t-elle. Elle enchaîne alors hypokhâgne, khâgne à Dumont d'Urville puis une licence d'histoire et un master de géographie politique à la Sorbonne à Paris.
Le changement de pied
C'est en vivant dans la capitale que sa passion prend le dessus. « En travaillant dans des restaurants pour financer mes études, j'ai rencontré une flopée d'artistes et c'est à ce moment-là que j'ai commencé des cours de théâtre ». À 24 ans, elle entame « une vraie école » : Les Ateliers du Sudden de Raymond Acquaviva. Elle en sort diplômée 3 ans plus tard avec une pièce de théâtre qu'elle a écrite. Sa première. « Je pense que l'écriture m'a toujours habitée. Qu'elle soit physique, dans l'espace, avec la danse, ou qu'elle soit sur du papier, avec un stylo, ou qu'elle soit sur un plateau en mise en scène... C'est toujours là. Je ne peux m'en passer. C'est une drogue, en fait. »
L'alignement
Shootée à l'encre, elle multiplie les projets. Du seul-en-scène sur son histoire familiale à une pièce de théâtre inspirée de l'affaire dite de Pontoise, du roman au téléfilm en tant qu'actrice, ils s'enchaînent. Pour elle, sa compagnie Vertiges et pour les autres. Et pour cela, elle navigue entre Toulon et Paris. « J'ai eu la chance, à mes débuts, d'être encouragée par Charles Berling et toute l'équipe du Liberté à l'époque. Je suis très présente dans le Var et j'ai beaucoup d'admiration pour toutes les personnes qui font la vie culturelle toulonnaise et seynoise. » Son spectacle, Il faudra que l’on s’aime, est joué dans le cadre d'un Mardi Liberté, demain, puis en tournée dans différents collèges et lycées, notamment à Hyères et La Garde.
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