L’entretien : La 1ère rentrée toulousaine du recteur 🎒
Entretien avec le recteur, Karim Benmiloud, sur la rentrée 2025 dans l’académie de Toulouse. Alors que la phase d’ajustement de la carte scolaire se tient en fin de semaine.
Quelle est la spécificité de l’académie ?
« Elle est très contrastée, en même temps très urbaine et très rurale.
L’académie de Toulouse réussit très bien, en particulier dans les domaines scientifiques. Nous sommes parmi les mieux positionnés quant au nombre de jeunes filles dans les cursus scientifiques.
Le point de faiblesse est dans le 1er degré, sur la fluence en lecture (N.D.L.R. La capacité à lire correctement un texte). Nous sommes en dessous de la moyenne nationale au niveau du CE1.
C’est pour cela qu’est lancée l’opération Le Quart d’heure de lecture, à la fin de la pause méridienne. Je souhaite que l’ensemble des élèves prennent le temps de se poser, de choisir un livre. Cela pourra être fait de façon quotidienne ou hebdomadaire. »
Quels sont les effectifs de la rentrée ? Il est question de 170 fermetures de classes dans le département.
« Les effectifs actuels sont calculés sur la base du constat de l’an dernier. 508 769 élèves sont attendus (N.D.L.R. 257 305 dans le 1er degré, 251 464 dans le second), cela signifie que l’on perd plus de 4 000 élèves.
Il y a une déprise démographique, même dans une académie dynamique comme la nôtre. On le constate nettement dans le 1er degré qui perd 3 579 élèves, contre - 471 dans le second degré. »
Et qu’en est-il du remplacement des enseignants ?
« Nous renforçons la brigade de remplacement, car nous avons connu des problèmes. Il s’agit soit de remplacements de longue durée, soit ponctuels. Certains sont affectés dès la rentrée quand nous avons de la visibilité, comme en cas de congé maternité.
La difficulté est d'assurer la continuité du service.»
Quelles sont les nouveautés ?
« Un aspect important est l’usage raisonné des écrans et du numérique. C’est un véritable défi. Cela a des conséquences néfastes sur l’attention, les apprentissages et le climat scolaire.
L’idée est de réguler les usages avec une interdiction progressive des portables au collège. Plusieurs solutions sont tentées : le mieux est que les élèves renoncent à ramener leur portable, mais quand ils le font se pose la question du stockage. Le plus simple est qu’il reste éteint au fond du sac.
Par ailleurs, des séances d'éducation à la vie affective (dans le 1er degré) et sexuelle (dans le second) sont mises en place. C’était une grande attente du public. Avec un travail important sur la confiance en soi, le respect de l’autre, le consentement. Pour sensibiliser dès le plus jeune âge et encourager les élèves à s’exprimer. Il y aura une information à destination des familles. »
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