Entretien : le Sol Violette, la monnaie locale de Toulouse
Le Sol Violette, la monnaie locale toulousaine, a changé d’identité visuelle. Entretien avec Lucile Lévêque, coordinatrice de l’association qui soutient le projet.
Quelle est l’histoire du Sol Violette à Toulouse ?
« Il a commencé à circuler en 2011. En 2019, nous avons lancé la version numérique de la monnaie et, à partir de 2022, on s’est étendu au Sicoval.
En 2023, le dispositif du 3% asso a été lancé : il permet à chaque personne qui vient changer des Sols Violette, d'offrir 3% à une association partenaire de son choix. »
Comment ça fonctionne ?
« Un sol est égal à 1€. Ça peut s'utiliser en billet ou sur l’application mobile. Pour avoir des billets, il faut se rendre dans des comptoirs de change, ce sont des commerces partenaires.
Nous avons un annuaire avec environ 150 commerçants qui acceptent le Sol, la plupart sont sur Toulouse et dans une quinzaine de villes du bassin toulousain : Colomiers, Tournefeuille, Escalquens, Fenouillet, L’Union, Plaisance, Ramonville… »
Quelle idée sous-tend ?
« Notre but est de flécher la consommation vers les commerces de proximité, de faire vivre les centres-villes, les quartiers.
Nos commerces répondent à une charte éthique engagée pour la transition. L'idée est d'accélérer la transition socio écologique et économique.
L'intérêt est de relier les différents acteurs du territoire pour agir ensemble. »
Combien l’utilisent ?
« Il y a environ 200 utilisateurs particuliers et 500 en comptant les professionnels.
Concernant les collectivités, la mairie de Castanet-Tolosan vient d'adhérer à l'association. C'est un grand pas pour, à terme, pouvoir l’utiliser dans les services publics. »
Quels sont les enjeux désormais ?
« L’enjeu est d’avoir de nouveaux commerçants et Solistes pour créer un réseau, un écosystème.
On a lancé une nouvelle identité visuelle et un nouveau projet associatif avec l’ambition de rassembler les territoires de manière plus large, en déployant des groupes locaux pour mobiliser les acteurs, les habitants, les commerçants, les associations, les collectifs… Les nouveaux billets en sont le support, ils reprennent des éléments du territoire : La Grave, le rugby, le pastel, l'aviation, le spatial, le canal du Midi…
Au passage nous avons essayé de les professionnaliser, avec des imprimeurs spécialisés et des éléments de sécurité infalsifiables. »
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