Mardi 7 avril
C’est arrivé un 7 avril… 1746 : la naissance de Jacques-Pascal Virebent
Rédigé par Mathieu Arnal.
Portrait de Jacques-Pascal Virebent, architecte en chef de la Ville de Toulouse entre 1782 et 1830, peint par Joseph Roques (crédit photo : DR).
On doit à ce grand architecte (1746-1831), la construction de nombreuses places dont celle Wilson et d'une majeure partie des grandes artères de Toulouse.
LA BASE
- Jacques-Pascal Virebent naît le 7 avril 1746 à Toulouse. Dernier enfant de Jean-François Virebent, notaire et contrôleur général de la Ville, il prend des cours à l'Académie royale d'architecture de Toulouse.
- Selon l’historien Alexandre Du Mège, il effectue un long voyage en Languedoc et en Provence pour « s’approprier les belles formes, l'aspect pittoresque des précieux monuments que notre patrie renferme encore, et les plans, les élévations, les coupes, et surtout les belles aquarelles ».
- Il termine sa formation à Paris auprès de François II Franque, l’architecte de Louis XV, avant de revenir dans sa ville natale, en 1782, où il est nommé ingénieur et architecte en chef.
CE QUI COMPTE
- Virebent pousse l’administration municipale à reprendre le plan d'alignement des artères de Toulouse de Joseph-Marie de Saget. Il obtient un arrêté fixant les largeurs à atteindre pour les rues principales (10 mètres), les rues secondaires (8 mètres) et les petites rues de traverse (6 mètres).
- Sous le Premier Empire, il fait raser l’ensemble du moulon (pâté de maisons) et l’église des Grands Carmes pour créer une vaste place sur laquelle s’installe un marché aux herbes.
- Il s’occupe également du réaménagement de l’ancien terrain de la maison des religieux de la Trinité pour y ériger l’actuelle place de la Trinité.
- Il crée des façades uniformes à l'ouest, au nord et au sud de la place du Capitole, de façon à s’harmoniser avec celle de l’Hôtel de Ville bâtie, entre 1750 et 1759, par Guillaume Cammas.
- Il transforme l’ancien terrain vague de la porte Villeneuve en une place ovale aérée (aujourd’hui place Wilson).
- Il fait aussi détruire les murailles de la porte Saint-Étienne à celle Arnaud Bernard afin de façonner les boulevards de Matabiau et Saint-Aubin (aujourd’hui de Strasbourg et Carnot), et conçoit les allées d’Angoulême (aujourd’hui Jean-Jaurès) sur le modèle de la promenade parisienne des Champs Élysées.
SA DESCENDANCE
- En 1830, son neveu Urbain Vitry lui succède et réalise, à son tour, de nombreux édifices utilitaires comme les Abattoirs (aujourd’hui musée d’art contemporain), l’Observatoire de Jolimont ou encore le cimetière de Terre-Cabade.
- Ses fils marquent aussi durablement le paysage urbanistique local. En 1831, ils déposent le brevet de la « plinthotomie », un procédé qui mécanise la fabrication des briques et permet de créer facilement toutes sortes de décors architecturaux et sculptures en terre cuite.
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