Mardi 1 juillet
Une cantine bio, locale et solidaire prend ses quartiers aux Isards 🥗
Rédigé par Elodie Pages
Yamina Aissa Djabri, militante, porteuse de projet et fondatrice de Si ma Cantine était contée (crédit : Élodie Pages).
Portée par l’association d’habitants « Au cœur de ma cantine », Si ma cantine m’était contée amène du lien et une restauration de qualité dans le quartier des Isards.
La genèse
- Yamina Aissa Djabri a eu le déclic alors qu’elle assistait en 2018, à une grande conférence sur l’alimentation, organisée par la région Occitanie.
- « Tout le monde, là -bas, parlait de la qualité alimentaire. Comment se faisait-il que cette prise de conscience n'arrivait pas jusque dans les quartiers ? », se souciait-elle.
- Elle décide alors de porter ce projet de cantine, soutenu par une association d’habitants et en coopération avec la mairie de Toulouse.
En quoi ça consiste ?
- D’abord éphémère, Si ma cantine m’était contée est aujourd’hui un lieu pérenne à deux pas de la station de métro Trois Cocus, au 2 chemin des Isards.
- On vient y boire un café le matin, et surtout y manger le midi. Du lundi au vendredi, la cheffe Muriel Lapeyronnie propose un menu de la semaine et une formule entrée, plat et dessert à 19 €.
- On y retrouve, par exemple, un gaspacho de légumes de saison, sourcés en circuits courts, venu de la ferme Borde Bio. Il est suivi d’un risotto de petit épeautre et d’un yaourt grec, compote de pommes et granola maison.
En supplément
- « Au-delà de la restauration, il se passe plein de trucs ici », précise Yamina. En effet, le lieu peut être privatisé, par des entreprises ou des particuliers, il accueille des ateliers, des conférences, des réunions de réseaux, des festivals engagés…
- Le samedi, « c’est le jour des gens », précise Yasmina. Sur inscription, on peut prendre les commandes de la cuisine et proposer son menu ou son plat : « Pour faire découvrir sa recette, sa culture, susciter la rencontre, le lien et mieux se connaître ».
- « Ce que nous voulons ? Faire plaisir et évoluer avec les demandes des gens du quartier et au-delà ! Il y a ici beaucoup de bénévoles. On ne maîtrise pas tout, mais on essaye des choses. Surtout, on ne s’interdit rien ! »
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