Vendredi 25 juillet
La Table de la Reynerie 🥣
Rédigé par Charline Poullain
Elles se sont rencontrées grâce à l'association Les Déterminés. Voilà qui leur va bien (crédit : Nab Photographie).
Dans le cadre de la requalification de la Reynerie, quatre femmes vont ouvrir un restaurant afro-méditerranéen. Un financement participatif est lancé.
Le projet
- Le quartier de la Reynerie est en pleine requalification. En octobre prochain, La Table de la Reynerie sera l'un des commerces qui ouvrira dans le centre commercial à côté de la place Abbal, à la sortie du métro.
- Ce restaurant afro-méditerranéen a été pensé par quatre femmes, Alphée Adimi, Keltoum Hassainia, Marie Fomo et Stecy Ramos, qui ont été distinguées par le dispositif Les Talents de nos Quartiers.
- Elles proposeront « une cuisine afro-méditerranéenne, halal, 100 % faite maison, avec des produits frais, en priorité en circuits courts. L’idée, c’est de faire écho à la diversité du quartier », rapporte l’agence de presse du club de la presse d’Occitanie, Mon Quartier Ma Life, implantée dans le quartier.
Etat des lieux
- Les fondatrices ont déjà un local 88 m2 pour 30 places assises. « Il est livré brut, tout reste à faire, de l’aménagement à la cuisine », explique Alphée Adimi, chargée du développement des partenariats et de la coordination.
- « Nous sommes en pleine phase de financement. On a lancé une cagnotte en ligne, avec un objectif entre 3 000 € et 5 000 €, pour les premières dépenses : dépôt de garantie, matériel, début de communication... » Elles ont déjà collecté plus de 1 200€ et la cagnotte reste ouverte jusqu’à fin août.
- « En parallèle, nous avons déposé des dossiers pour obtenir des prêts d’honneur et des financements bancaires. »
En supplément
- L’enseigne porte en elle une dimension sociale : « Nous prévoyons d’embaucher et de former des femmes du quartier, passionnées de cuisine, mais sans avoir forcément les diplômes ou les moyens de se professionnaliser ».
- « Dans les trois premières années, on espère embaucher entre 3 et 4 femmes. À terme, on aimerait en accompagner certaines vers leur propre activité en traiteur. »
- Entre les lignes, il est aussi question pour les employées, comme pour les clientes, de se réapproprier un espace dans le quartier.
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