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Lundi 21 juillet

Neopouss germe en sous-sol à Toulouse 🌱

Rédigé par Elodie Pages
Dans les sous-sols d’Arnaud Bernard, Neopouss cultive des micro-pousses pour booster les assiettes (crédit : Elodie Pages).

Neopouss. Ce nom vous dira quelque chose si vous êtes un restaurateur toulousain. Depuis trois ans, deux associés cultivent des jeunes pousses de basilic, petit-pois ou carottes dans un sous-sol du quartier Arnaud Bernard. 

Dans les coulisses

  • Il y a trois ans, Nicolas Auriac et Quentin Jeandel s’installent dans une grande cave de 150 m2 au 22 Rue Arnaud Bernard pour développer un concept innovant : cultiver des jeunes pousses à l’abri de la lumière et en hydroponie.
  • « Nous cultivons une quarantaine de variétés, dont une vingtaine de façon régulière et d’autres plus saisonnières. Le tout avec des graines non traitées, sans OGM, entre 18 et 22°C », explique Quentin Jeandel.
  • Cette idée ne se serait peut-être jamais concrétisée si Nicolas Auriac n’avait pas remporté en 2021 le budget participatif citoyen « Ma solution pour le climat », lancé par la région Occitanie. 

En quoi ça consiste ?

  • Carotte, basilic, coriandre sont parmi les micro-pousses les plus connues, dont les graines ont été plantées dans le noir puis disposées dans de grands racks lumineux.
  • On trouve aussi des pousses de petit-pois, « le best-seller », et des variétés moins connues comme le shiso japonais, le radis sango, l’hibiscus et l’acajou.
  • « Nous les vendons essentiellement aux restaurateurs. Quand nous avons étudié le marché, notre concurrent était hollandais. Il y avait une place à prendre pour un approvisionnement plus local et plus responsable », explique Quentin Jeandel.
  • Il n’est pas seulement question de décoration, ces cultures apportent aussi beaucoup de goût et de nutriments.
  • On les retrouve, par exemple, à Toulouse, dans les petits plats de restaurants comme les Crulottés, les Sales Gosses, Tempête, Midi Minuit, Mado ou la Conserverie.

En supplément

  • Pour les particuliers, il est possible de s’essayer à l’utilisation des jeunes pousses en cuisine grâce aux ventes antigaspi que propose Neopouss sur l’application Too Good To Go, le vendredi.
  • Mais l’histoire de Neopouss ne s’arrête pas dans les cuisines. L’entreprise a été lauréate du prix « Take the Moon » lancé par le CNES. Les deux structures étudient aujourd’hui la transformation des produits, créant notamment des poudres très concentrées en nutriments.
  • « D’autres recherches arrivent et si on travaille pour l’espace, ça a aussi beaucoup de retombées sur terre », conclut Quentin Jeandel. 
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