Les difficultés de l'immobilier neuf à Toulouse
Mickaël Merz, le président de l’ObserveR de l’immobilier toulousain, détaille pour L’Essentiel Toulouse, les dernières tendances du secteur de l’immobilier neuf. Pour lui, le moment n’est pas idéal pour investir dans ce secteur.
Comment va l'immobilier dans la région toulousaine ?
« On savait que 2025 serait une année catastrophique pour le marché du logement neuf. Cette année sera même la pire de l’histoire de l’ObserveR en mise en vente et vente. »
« On fait ce constat sur toutes les grosses communautés de Toulouse : la Métropole, le Sicoval, le Muretain, etc. Et on sait déjà que ça ne sera pas forcément mieux pour l’année qui arrive. »
Comment peut-on expliquer ce constat ?
« Premièrement, on ne peut plus s’étaler. On a du mal à obtenir des permis de construire. Donc les promoteurs achètent les terrains plus chers car il y en a moins. »
« Deuxièmement, la guerre en Ukraine qui provoque une inflation du coût des matériaux. Ça se répercute sur les coûts de construction. »
« Et enfin, l’augmentation des taux d'intérêt. Ils sont passés de 1 à 4. Ce qui fait que, par exemple,
notre T3 qui était prévu à 280 000 et bien, je dois le descendre à 240 000. Quand on fait ça sur
30 logements, ce n'est pas très intéressant financièrement. »
Est-ce qu’on peut compter sur une reprise du marché ?
« Ça repartira immanquablement parce que Toulouse a besoin de logement. C’est la ville avec la plus grosse croissance démographique de France. Et les gens qui s’installent sont des jeunes cadres qui font des enfants. »
« Ce besoin a été chiffré. On a besoin de construire 10 000 logements par an dans la région de Toulouse. »
« On espère que ça va se ressaisir en 2026, mais il faut que les investisseurs puissent se tourner vers logement neuf. »
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