L’entretien : la fripe comme parcours urbain
Vendredi et samedi, Toulouse lance le Toulouse Frip’ Tour, première édition d’un parcours inédit à la découverte de cinq friperies de la ville. Entretien avec Lydia Destarac, propriétaire de Face B, friperie partenaire.
Quel est le principe de ce Frip’ Tour ?
« Le Toulouse Frip’ Tour, c’est d’abord l’idée d’un collectif fraîchement formé de cinq friperies indépendantes : Joy Margaret, Chez Tatta, Face B Friperie, Singulier et La Joutiya.
Nous sommes chacun dans un quartier différent. Nous avons donc imaginé un premier événement reliant nos boutiques dans un parcours et proposant une déambulation dans Toulouse.
À chaque étape, on découvre un lieu, une sélection, une manière de chiner. Le parcours se fait librement, à son rythme, seul ou accompagné, avec cette idée simple : remettre la marche, la rencontre, la découverte et la curiosité au cœur de l’expérience d’achat. »
Comment est-ce organisé ?
« Le fonctionnement est ludique. Les visiteurs récupèrent un carton dans l’une des friperies participantes, qu’ils font tamponner dans chaque boutique du parcours. À la clé : la possibilité de gagner cinq bons d’achat de 50€ chacun, valables dans les shops du Frip’ Tour.
Autre clin d’œil imaginatif : dans chaque friperie, est cachée une pièce bonus provenant d’un autre magasin du parcours. Elles sont emblématiques de nos styles. Si vous la repérez et souhaitez l’acheter, elle vous est offerte !
Chez moi, à la boutique Face B, il y aura aussi un DJ set. »
La friperie s’est-elle imposée à Toulouse ?
« La métropole compte aujourd’hui environ une trentaine de friperies et boutiques de seconde main, principalement concentrées dans l’hypercentre et les quartiers historiques. Une densité révélatrice d’un véritable changement de pratiques, porté par une clientèle en quête de sens, de style et de durabilité.
Depuis cinq ans, de plus en plus d’acteurs proposent aussi des friperies itinérantes sur des événements, en soirée, club ou bar.
Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique nationale forte. En 2025, la seconde main représente près de 12 % du marché total de l’habillement en France, selon l’Institut Français de la Mode. Un chiffre en nette progression, puisqu’il n’était que de 5 % en 2019. »
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