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Mardi 17 février

La filière laine a été détricotée

Rédigé par Charline Poullain
La société coopérative Laines Paysannes fait renaître une filière locale de valorisation de la laine (crédit : Laines paysannes).

Laines Paysannes revient pour son rendez-vous annuel à Toulouse : pelotes, pulls et autres chaussettes ou plaids bien chauds sont pour deux semaines au magasin éphémère de la rue du Taur.

Décryptage

  • Laines Paysannes revient au centre de Toulouse. Déjà l’an dernier, la société coopérative avait tenu une boutique éphémère au 55, rue du Taur.
  • Elle sera ouverte tous les jours, de 10h30 à 19h30, du 17 février au 1er mars.
  • Vous trouverez sur place des pulls, vestes, manteaux, gilets et robes, mais aussi des chaussettes, mitaines, bonnets, écharpes et sacs. Ainsi qu’une gamme de décoration d'intérieur avec des tapis tissés à la main, des plaids, des coussins, des peaux de mouton… Et bien sûr du fil à tricoter.
  • De plus, les 22, 23 et 24 février ainsi que le 1er mars, des ateliers d’initiation au tricot et au crochet sont proposés, sur réservation.

La genèse

  • « Laines Paysannes est tout d’abord le fruit d’une rencontre », rappelle le site de la société. Celle de Paul De Latour, éleveur de brebis tarasconnaises en agriculture biologique, et d’Olivia Bertrand, lainière et tisserande.
  • « C'est un projet de valorisation de la laine, né à Saverdun en Ariège en 2016 », explique Olivia Bertrand, directrice et co-fondatrice de la SCIC Laines Paysannes.
  • « Nous prenons en charge dans nos ateliers, la couture, la confection des vêtements. Nous fabriquons également des tapis sur nos métiers à tisser », reprend Olivia Bertrand.
  • Mais cette matière première n’étant plus utilisée depuis des décennies, il a fallu commencer par reconstruire une filière, avec des élevages, des filatures, le tricotage, le tissage…
  • Ces produits ont un coût de production élevé. « Nous avons une clientèle assez militante, qui cherche à consommer moins, mais mieux. » 

Pourquoi c’est important

  • « On est dans cette situation un peu invraisemblable : la tonte de moutons représente un coût pour les éleveurs et ne rapporte plus », explique Olivia Bertrand.
  • « Et parallèlement, nos habitudes vestimentaires sont basées sur la production de pétrole et une filière textile mondialisée, basée sur des fibres synthétiques et du coton OGM, avec des conditions écologiques et sociales désastreuses, relativement opaques. »
  • Matière naturelle, biodégradable, avec des propriétés isolantes et thermo-régulantes, la laine répond à beaucoup d'enjeux.
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