L'entretien : Comment se prépare le futur digital ? 💻
Une étude de l’INSEE sortie en juin montre que les secteurs et les métiers du numérique ont généré 131 000 emplois en Occitanie en 2022. Ce qui en fait la région (hors Île-de-France) où la part du numérique dans l’emploi marchand est la plus importante. Entretien avec Amélie Leclercq, directrice générale de Digital 113.
Qu'est-ce que Digital 113 ?
« C'est le cluster des entreprises numériques d'Occitanie. Notre mission est de fédérer les éditeurs de logiciels, les entreprises de services numériques, les hébergeurs, les experts de l'intelligence artificielle, de la cybersécurité… Pour les aider à mieux comprendre les problématiques, à se structurer.
Nous regroupons 350 entreprises et 15 000 emplois. Cette année, Digital 113 s’appuie sur un budget de fonctionnement de plus d’1,1 million d’euros. »
Comment fonctionnez-vous ?
« Nous avons 14 groupes de travail. En écoutant les attentes, les besoins des filières, nous faisons émerger des actions collectives : des rendez-vous d'affaires, des salons, des formations… »
Quelle est votre feuille de route Digital is future ?
« Il y a un double intérêt : intégrer les acteurs du numérique et ceux des autres filières pour qu’ils se connaissent mieux. L’idée est d’aborder les problèmes rencontrés et les solutions numériques.
Nous nous sommes concentrés sur 6 filières prioritaires, celles que l'on rencontre le plus en Occitanie : agriculture et agroalimentaire, bâtiment, industrie, santé, secteur public, transport et mobilité.
Le numérique a toujours des solutions à proposer à l'interface de ces filières. Par exemple, si l’on parle de la gestion de l'eau, on peut optimiser l'irrigation des champs en fonction des prévisions météo et des types de culture, et monitorer cela avec des objets connectés et de l'intelligence artificielle. »
Qu’en est-il de la souveraineté ?
« Nous tentons de répondre à la sollicitation des pouvoirs publics, comme Toulouse Métropole et Montpellier Métropole. Il y a beaucoup de solutions innovantes développées par de petites entreprises, mais la difficulté est l'intégration de ces solutions entre elles. On peut travailler là -dessus parce qu'il existe aussi des intégrateurs, mais il faut d'abord analyser les besoins. »
Lire la dernière édition de l'Essentiel Toulouse