Lundi 2 mars
Consommez-vous en vrac ? đź«™
Rédigé par Charline Poullain
Si l'idée du vrac plaît, l'acte d'achat est encore minoritaire. Juste une habitude à changer ? (crédit : Adobe Stock / Photo réalisée avec l'IA).
Le Mois du vrac et du réemploi reprend pour la 5e édition. Cette campagne nationale invite chacun à repenser sa façon de consommer.
Pour bien comprendre
- « Des bons plans et initiatives partout en France, nous invitent à changer collectivement nos habitudes », résume l’association Réseau Vrac et Réemploi, qui a développé la marque du même nom, à destination d’acteurs de l'écosystème du réemploi des emballages.
- En ce mois de mars, elle lance sa campagne de sensibilisation du grand public, pour inviter « chacun à repenser sa façon de consommer (…), réduire les emballages à usage unique, favoriser des solutions de réemploi. Et montrer que changer ses habitudes peut être simple, concret et accessible à tous ».
- À Toulouse, les points de collecte (consignes, tri, lavage) sont très nombreux, et une dizaine de magasins adeptes du vrac y participent, essentiellement des commerces alimentaires, des épiceries, une cave à vin, mais aussi des salons de coiffure ! Ces derniers proposant des produits pour cheveux en vrac et des recharges.
Ă€ propos
- Consommer en vrac veut dire sans emballage jetable, mais c’est aussi l'acronyme de Vente en Réseau d’Approche Collective. Les consommateurs apportent leurs propres contenants (sacs, bocaux, boîtes) pour emballer la quantité souhaitée.
- Quant au réemploi, il consiste à donner une deuxième vie à un objet ou un matériau, en le réutilisant pour son usage initial ou autre. Les exemples les plus fréquents sont de customiser un meuble ou un vêtement au lieu de le jeter.
- Tous deux s’inscrivent dans une démarche d’économie circulaire, qui cherche à limiter la production de déchets, minimiser l’impact environnemental et promouvoir une consommation plus responsable.
En chiffres
- Le marché du vrac en France est estimé à 3,2 milliards d’euros pour 2025. En 2025, 40,3 % des foyers ont acheté au moins un produit ainsi, mais le budget annuel moyen par foyer n’est que de 45,5 €... « Les gens trouvent ça bien, mais il n’y a pas forcément l’acte d'achat qui suit ! », constate effectivement une commerçante toulousaine.
- Le chiffre d’affaires lié au réemploi et à la réutilisation est estimé à 1,25 milliard d’euros par an, avec une forte croissance dans la réparation.
- Ces secteurs restent marginaux par rapport à l’économie globale. Leur croissance est soutenue par des politiques publiques. Ainsi, la loi Climat et Résilience de 2021 impose aux supermarchés de consacrer au moins 20 % de leur surface de vente au vrac d’ici 2030.
- À Toulouse, le Drive Tout nu vient d’ouvrir des espaces sans contenants dans plusieurs supermarchés de l’agglomération, avec une centaine de produits référencés.
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