Lundi 4 août
Sous le musée Saint-Raymond 🪦
Rédigé par Charline Poullain
Sous le musée Saint Raymond, reposent les sarcophages d’une nécropole. Le festival Le Nouveau Printemps est passé par là ! (crédit : Charline Poullain).
Il y en a des choses sous le musée Saint-Raymond ! Un site archéologique témoigne de plus de mille ans d’histoire. À découvrir seul, ou, mieux encore, lors d’une visite flash.
De quoi parle-t-on ?
- Des fouilles réalisées dans les années quatre-vingt-dix sous le musée d'archéologie de Toulouse ont mis au jour 95 sépultures et les restes de 79 corps.
- « L’inhumation se faisait ici, à l'extérieur de la ville dès le IVe siècle », rappelle Marine Perez, médiatrice culturelle du musée.
- Le lieu n’est pas dû au hasard, à deux pas de là se trouve la basilique Saint-Sernin, dont la crypte abrite les restes du premier évêque de Toulouse. « Il était important d’être inhumé proche du saint pour être sous sa bénédiction. »
- Sur un panneau, des photos de corps sans cercueil apparaissent « car le bois a pourri », d'autres ont été conservés dans des sarcophages de pierre et de plomb. Une moitié du corps surprend… le reste ayant été coupé lors de travaux !
En supplément
- Ce n’est pas tout, loin de là . Sous l'escalier du musée, un four à chaux et son couloir d'accès pour amener le bois sont visibles.
- Ironie de l’histoire, ce four était enseveli et un second a été bâti au-dessus de lui, quelques siècles plus tard.
- Au mur, des éléments de sculptures retrouvés dans le four sont exposés.
- Et une des photos du Nouveau Printemps est encore accrochée au-dessus des vieilles pierres, comme un anachronisme.
Et après
- Les installations modernes se poursuivent dans la pièce suivante devant des murailles chargées d’histoire. Celle du fond, près de l’escalier, est un pan de mur du 1er hôpital de Toulouse qui date du XIIe.
- Dans son prolongement, la construction est celle du 1er collège de la ville, où logeaient les étudiants. Il fut fondé au XIIIe siècle, puis reconstruit en 1523.
- « Ce collège et ses dépendances aujourd’hui disparues étaient un lieu d’hébergement pour les étudiants pauvres venus étudier la théologie, la médecine, les arts ou le droit », renseigne le site du musée.
- Devenu bien national à la Révolution, le bâtiment fut racheté par la ville en 1836.
- « Les dépendances ainsi qu’une partie de l’édifice sont détruites lorsqu’une grande place est aménagée autour de la basilique Saint-Sernin, en 1852-1853, et seul le bâtiment principal du collège est préservé. »
- Un temps presbytère, il devient le musée Saint-Raymond en 1892.
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