Jeudi 18 septembre
La saison du Théâtre de la Cité : « C'est un peu notre best of » 🎭
Rédigé par Charline Poullain
Ils l’avaient annoncé : puisque les subventions du Théâtre de la Cité accusent une perte cumulée évaluée à 470 0000€, les co-directeurs tirent leur révérence (crédit : ChP).
Ce soir, une présentation de la saison du Théâtre de la Cité est prévue à la médiathèque Saint-Cyprien. L’occasion de revenir sur le positionnement des deux co-directeurs Galin Stoev et Stéphane Gil qui tirent leur révérence par manque de moyens. Explications avec ce dernier.
Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
- « Je suis assez serein, on arrive à être droit, juste, honnête par rapport à la situation. On essaie de faire en sorte que les artistes et le public ne subissent pas tout. »
- « C’est important de ne pas finir dans une sorte de morosité. On peut être fier de ce que l’on a fait. Il y a donc cette volonté de dire « bravo, merci, au revoir ». Ce sont trois mots qui vont revenir souvent ! »
Pouvez-vous détailler ?
- « Il y a une joie de dire tout que qu'on a voulu proposer à travers les choix artistiques. Les spectacles ont parlé de problématiques sociétales : l'inceste, la mort, la guerre, l'amour, l'amitié... Et notre plus grande fierté, c'est que le public a été présent et que les artistes ont été heureux de travailler ici. »
- « Il faut maintenant laisser la place à une nouvelle équipe pour écrire un nouveau projet pour le théâtre de la Cité. C'est une passation que l'on génère pour que la suite puisse être écrite par une nouvelle équipe qui inventera une nouvelle histoire pour le théâtre. »
Comment avez-vous construit cette dernière saison ?
- « C'est un peu notre best of dans le sens où l’on est allé chercher toutes les équipes artistiques avec qui nous avions travaillé depuis 2018, à travers ce que l'on a appelé l'incubateur artistique et notre dispositif de production du spectacle vivant. »
- « Pour vivre une dernière expérience, la plus forte possible en s'appuyant sur l'outil, sur l'équipe technique et administrative, afin de bénéficier de toute la richesse de ce lieu. »
- « On peut parler de Guillaume Sevorak Schmidt, de Méga super théâtre, du groupe Badinger, de Natacha Bellova avec des projets qui traversent à la fois le répertoire classique et contemporain. »
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