Mercredi 12 novembre
Daoud au Bikini
Rédigé par Adrien Pateau.
L’inclassable Daoud vit désormais à Toulouse (crédit : Tanguy Devalet).
Le trompettiste ramène son jazz en baskets au Bikini, prêt à défaire tous les préjugés.
Bio express
- Daoud souffle sur les braises d’un genre « bien lavé et mis à l’université ». Trompettiste, beatmaker, producteur et ex-croque-mort dans le Gers, il a vécu mille vies avant d’atterrir à Toulouse.
- Né à Nancy, passé par les addictions, la rue en Écosse, le Conservatoire d’Amsterdam et plus de 200 dates aux États-Unis, il sort OK, un projet instrumental avec plus d’un million d’écoutes.
La toile de fond
- Chez lui, le jazz n’est pas une institution mais une langue vivante, pleine de fautes et d’imprévus. « Le genre est né de l’oppression, aujourd’hui, on lui a enlevé toute transgression. À quel point le jazz est encore du jazz ? D’ailleurs, je ne sais même pas si j’en fais moi-même. »
- Derrière son humour d’adulte qui se rêvait clown, affleure la gravité : l’album est traversé par le deuil. OK, c’est sa manière de dire : « On en a chié, mais on n’en est pas mort ».
Zoom sur
- Daoud sera ce soir sur la scène du Bikini, avec le collectif hip-hop et techno Do You Know Traquenard en première partie.
- Moult jeux de lumières, invités et improvisations sont au programme.
- « Je ne suis même pas le meilleur trompettiste de mon quartier, mais j’ai quelque chose à partager », dit l'artiste.
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