Vendredi 19 décembre
La réouverture tant attendue du musée des Augustins ️
Rédigé par Charline Poullain
Dans le salon rouge, à la verrière refaite (crédit : Charline Poullain).
Ça y est, après 6 ans et demi de travaux, le musée des Augustins rouvre ses portes aujourd’hui. L’Essentiel Toulouse a profité d’une visite inaugurale avec la directrice.
La base
- Depuis quelques jours, les passants se massent devant la vitrine de la nouvelle boutique du musée des beaux-arts de Toulouse pour en apercevoir l’intérieur... Devant les grandes baies vitrées, un café - accessible à tous - donne sur le début de la rue Alsace-Lorraine.
- Tout le monde a hâte car les Augustins sont fermés depuis fin mai 2019 pour cause de très grands travaux.
- Ces derniers se chiffrent à 25 millions - financés à 95% par la Ville, 2,5% par l'État et autant par la Région - et incluent la mise en accessibilité des bâtiments, la nouvelle entrée et une sortie-boutique-café, la réfection des verrières des salons de peinture et celle du cloître.
- La nouvelle façade en pierre blanche, tant décriée, abrite désormais un bâtiment d’accueil tout en longueur. « Cette innovation est dans la tradition », dit le maire, Jean-Luc Moudenc, évoquant l’évolution de l'ensemble architectural au fil des siècles.
En coulisses
- L’entrée débouche sur le grand cloître du XIVe. La restauration des colonnes s’y poursuit. De même que pour l’église, qui ne sera pas ouverte avant l’an prochain.
- Un ancien passage du XVIIe siècle a été retrouvé sur les plans entre petit et grand cloîtres. Le parcours visiteur l'emprunte désormais !
- Au bout de la belle salle romane, l’escalier Viollet-le-Duc mène aux salons de peinture, « C’est un espace de passage dans lequel il manquait une atmosphère », estime la directrice. L’artiste Pablo Valbuena s’en est chargé avec une installation sonore digne d’une présence spectrale.
Etat des lieux
- Au 2e étage, l’escalier débouche sur le petit salon de peinture qui accueille une thématique sur le ciel, déclinée en peintures et photos.
- Après cette ambiance feutrée, la verrière du salon vert illumine. « Vous noterez ma prédilection pour la figure humaine, les portraits », glisse la directrice. Les œuvres offrent aussi une réflexion sur la représentation de ces personnages, notamment féminins.
- Puis, au milieu du salon rouge - typique de la muséographie du XIXe siècle avec ses barrières devant les toiles -, un cube a été créé. Il abrite des œuvres de Toulouse-Lautrec, Berthe Morisot, Henri Martin…
- Enfin, sous les impressionnantes voûtes de l’escalier Darcy, des sculptures et des marqueurs de l'identité toulousaine sont mis en valeur. Dont le blason de la ville gravé dans la pierre et un portrait de la Belle Paule qui semble observer le visiteur.
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