Jeudi 29 janvier
La Maison du Bonheur, une leçon de vie
Rédigé par Charline Poullain
Manu Causse est en dédicace ce soir à 18h30 à la librairie La Renaissance à Toulouse (crédits : Julien Coquentin / HarperCollins).
Le 14 janvier sortait La Maison du bonheur, sans doute le livre le plus personnel de l’écrivain toulousain Manu Causse, puisqu’il retrace la maladie de sa belle-fille. Des lignes impossibles à lâcher, le lecteur va jusqu’au bout avec eux.
Décryptage
- La maison du bonheur est celle où, à Toulouse, Manu et Emmanuelle ont vu grandir leur famille recomposée.
- La petite dernière a tout juste 18 ans quand le diagnostic tombe, glacial, un cancer s’est logé dans sa poitrine.
- Son beau-père, l’écrivain Manu Causse ressent le besoin de prendre des notes. « C’est venu très vite, dit-il. Je peux être débordé d’émotion, pour l’éviter, je pose des mots. Ça me permet de mettre de la distance ».
- « L’image d’une traversée s’impose à moi : j’ai besoin d’un journal de bord, pour ne pas me laisser submerger », écrit-il au début du livre.
Une condition
- Plusieurs carnets y passent. Au fil des traitements, de la taille de la tumeur, des humeurs des uns et des autres, de l’adoption du chien…
- L’auteur a un peu peur de la réaction de sa bouillonnante belle-fille quand il lui soumet ses lignes. « Elle m’a dit que c’était beau et qu’il fallait les publier. » Elle y met une condition, « que la fin soit heureuse, ou du moins apaisée ».
- L’apaisement, sa famille le tire de tout cet amour et de la jeune femme elle-même : « Je remercie Youma de nous avoir transmis sa force, sa joie de vivre. Je voulais retranscrire ce qu’elle nous a donné. La maladie l’a révélée. »
Entre les lignes
- Pour que les carnets deviennent un livre, chez HarperCollins, dans la collection La traversée, les textes sont retravaillés, expurgés de « parties trop nombrilistes » et réorganisés. « J’ai mis 3 ans pour l’écrire. »
- La maman de Youma, elle aussi écrivaine, a pris la plume pour des passages bouleversants, ancrés dans le réel. « Je ne peux plus passer devant l'Oncopole sans fermer les yeux (...) Pareil quand on roule à proximité des hôpitaux de Rangueil, de Larrey. »
- Ce soir, à la librairie de la Renaissance, Manu Causse présentera également un recueil de poésie sorti en décembre à l’Atelier des Noyers : Oiseaux du ciel et autres porteurs d’âmes évoque avec douceur (et les aquarelles de Cécile Hudrissier) deux parents seuls.
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