Mercredi 4 mars
Toulouse : Nicolas Daubanes expose au Castelet
Rédigé par Camille Gho
L'œuvre "La mémoire des lieux" fait écho à l'histoire de la prison Saint-Michel et de ceux qui y ont été internés (Nicolas Daubanes / Monuments de Toulouse).
Le Castelet, vestige de l’ancienne prison Saint-Michel, accueille jusqu'au 2 août une exposition intitulée Le ciel nous vengera de Nicolas Daubanes, un artiste plasticien de renom.
De quoi parle-t-on ?
- Nicolas Daubanes, dont l'œuvre est centrée sur les lieux d'enfermement, investit l'ancienne prison avec une exposition entre art contemporain et patrimoine local.
- Cette plongée dans l’univers carcéral mêle dessins à la poudre d’acier aimantée, sculptures en bois de portes de prison et installations fragiles, prolongeant la résidence de l’artiste à la Villa Médicis.
- Ses propositions comme les références au graveur italien Giovanni Battista Piranèse et les œuvres d’artistes invités comme Louisa Yousfi ou DOMÈNEC rappellent l’histoire de ce site et donnent à réfléchir sur les notions de mémoire, d'enfermement et de résistance.
Bio express
- Nicolas Daubanes, diplômé des Beaux-Arts de Perpignan, travaille depuis plus de 15 ans sur le monde carcéral notamment dans le cadre de résidences créatives en maisons d’arrêt.
- Il se sert de techniques rares : limaille de fer aimantée, béton au sucre, silicone évasif, des matériaux qui l'inspirent lorsqu'il aborde le sort et les rêves des personnes en captivité.
- Lauréat de prix comme Mezzanine Sud (2017) ou Drawing Now (2021), pensionnaire de la Villa Médicis (2024-2025), il expose dans des mémoriaux comme Montluc ou Fontevraud, liant art et histoire.
En bonus
- L'exposition est accessible du mardi au dimanche de 11h à 18h. Le vernissage est prévu samedi soir.
- Des visites commentées ont lieu les mercredi à 11h30 et les vendredis et samedis à 16h. Tarif : 3 €.
- Le Castelet, bâti entre 1862 et 1869 par Jacques-Jean Esquié, est le seul bâtiment encore accessible de l'ancienne prison Saint-Michel.
- Il abritait notamment les services administratifs du bâtiment qui a été un lieu d'incarcération, de torture et même d'exécution durant la Seconde Guerre mondiale. Beaucoup de résistants y ont été détenus. Bon nombre y sont passés avant de partir dans les camps de déportation.
- Il est considéré comme un lieu de mémoire pour les Toulousains qui l'associent dans leurs souvenirs à tous ceux qui y ont été enfermés ou guillotinés comme Marcel Langer, membre des brigades internationales et résistant.
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