Jeudi 16 avril
Ce que nous renvoient les photographes
Rédigé par Charline Poullain
Une phrase de Chema Madoz a été inscrite au mur : « Ce ne sont pas les objets en eux-mêmes qui me motivent mais la relation que nous tissons entre eux » (crédit : Charline Poullain).
Le Château d’Eau de Toulouse propose un nouveau cycle d’expositions, avec des univers très différents dans la tour et la galerie 2. De belles découvertes.
Décryptage
- « Le Château d’eau affirme sa volonté d’explorer la photo dans toutes ses formes », souligne Magali Blenet, directrice de la galerie, mission photographie.
- La tour accueille jusqu’au 23 août les photographes espagnols Chema Madoz et Helena Almeida. Mieux encore, l’exposition Diseños habitados établit un dialogue entre eux.
- Ce sont les dessins, esquisses et photographies d’Helena Almeida qui accueillent le visiteur. « Elle joue avec son corps et le mouvement », explique Magali Blenet.
- « Ensuite on s'aventure dans le travail de Madoz. » Pour qui ne connaît pas, c’est un émerveillement : à chaque cliché, des jeux de lignes et de perspective se dessinent, des objets changent de destination, « avec quelque chose qui est rare dans la photo… l’humour », assure Pepe Font de Mora, commissaire de l’exposition, montée par la Fondacio Foto Colectania.
En supplément
- Parallèlement, dans la Galerie 2, continue l’exposition « Parce que. Ici. » d'Anne Desplantez et les enfants du Sarthé (visible jusqu’au 24 mai).
- « C’est important de citer les deux, parce qu'on l’a fait ensemble », précise l’artiste toulousaine qui a travaillé pendant 3 ans avec 24 enfants de 8 à 18 ans, placés au centre du Sarthé, dans le Gers, par l’aide sociale à l’enfance.
- « Je voulais raconter qui ils sont par les images. Ils vivent en collectif, aussi j’avais envie de leur redonner une place », explique Anne Desplantez.
- À côté des photos des enfants, du centre, de la forêt, des peluches… des textes écrits au crayon de papier rappellent quand ils sont arrivés, comment ils se sentent, ce qu’ils ont envie d’exprimer... L’une parle des bonbons que sa maman lui envoie, l’autre de son T-shirt chéri.
- Au travers de ce travail sensible et patient, pointe, non un album de famille à proprement parler, mais le sentiment d’appartenance à un groupe.
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