L'entretien : « Il y a une alchimie entre le piano et les Jacobins »
Du 8 au 30 septembre 2026, le festival Piano Jacobins revient faire résonner les touches d’ivoire sous les voûtes du cloître toulousain éponyme. Rencontre avec sa directrice artistique.
Quelles sont les grandes thématiques de l'édition 2026 ?
« Il n’y a pas de thématique particulière, outre les anniversaires des 150 ans de Manuel de Falla et des 100 ans de György Kurtág.
Notre ADN reste de faire découvrir des compositeurs peu joués et des artistes qui se passionnent pour certains répertoires. Tout est placé sous le signe de la découverte et de la mise en avant de grands artistes. »
Quels artistes recommandez-vous quand on connaît peu la grande musique ?
« C’est très difficile de mettre en avant des temps forts parce que chaque musicien est choisi avec attention.
Paul Lay va interpréter des standards de jazz, c’est une bonne porte d’entrée. Karla Martinez proposera aussi du jazz cubain avec une communication extraordinaire avec le public. Vadim Kholodenko a tout un programme virtuose avec Beethoven, Liszt et des œuvres emblématiques du grand répertoire. »
Comment définissez-vous l’essence du festival ?
« Sous le signe de la découverte. C’est ce qui nous anime depuis l’origine ! Je ne parle pas forcément de jeunes talents. Cela peut être des talents qui se sont exprimés ailleurs, sans avoir la chance de jouer dans l’Hexagone ou qui ont choisi des chemins singuliers n’ayant pas permis beaucoup de lumière. Comme Anna Petrova-Forster, une artiste russe entourée d’une aura mystérieuse. Ce sera son premier concert en France. »
Surtout, c’est dans un cadre exceptionnel…
« Il y a une alchimie entre le piano et les Jacobins. Tous les artistes invités ressentent ce coup de cœur. Une grande émotion se dégage de ces concerts. C’est un lieu exceptionnel et un lien indissociable s’est créé, porté par une exigence artistique certaine. »
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