Mercredi 27 mai
Le procès des gafam
Rédigé par Charline Poullain
C’est aujourd’hui que se tient le procès de l’artiste Damien Aspe (crédit : Charline Poullain).
Depuis un mois, Damien Aspe vit en vitrine place de la Daurade, en tenue orange de prisonnier américain. Sa performance exigeante veut faire réfléchir sur le numérique et les GAFAM.
On rembobine
- Depuis un mois, l’artiste toulousain Damien Aspe passe ses journées dans une cage de 2 m2, en vitrine au 3 place de la Daurade. Il a néanmoins eu un aménagement de peine pour travailler à ses futures expositions.
- Car c’est bien d’une performance dont il s’agit, à la galerie Inessentiel Space. « Ça faisait longtemps que je n’avais pas montré mon travail à Toulouse », a-t-il rappelé lors d’une conférence de presse - inoubliable - entretenant le flou…
- Son avocat, maître Tricoire, du barreau de Toulouse, a rappelé ce qui était reproché au prévenu : avoir publié sur les réseaux sociaux une image censurée nommée L'autocratie guidant ses ouailles.
- Lui sont entre autres reprochés le plagiat d'Eugène Delacroix et la nudité du modèle. L’image a donc été retirée des réseaux sociaux et l’artiste attaqué. Il sera jugé aujourd’hui à 14h au tribunal de… commerce, 26, rue de la Bourse. Tout le monde peut y assister, il suffit de s'inscrire.
Pourquoi c’est important ?
- À l'ère du numérique roi, l’art invite à une réflexion collective sur la liberté d’expression, le droit à la censure et la propriété intellectuelle. « La performance interroge aussi les mécanismes contemporains de surveillance, de censure algorithmique et de contrôle des images. »
- « Le président Cousteaux, premier vice-président au tribunal de grande instance de Toulouse, veut être au plus près de la réalité juridique, assure maître Tricoire. Avec de vrais assesseurs et le procureur, on va essayer d’anticiper ce qui pourrait arriver par rapport à l’IA ».
Et après
- « Si sa libération est prononcée par le juge, la journée se poursuivra à la galerie avec le vernissage de l’exposition réunissant les œuvres réalisées autour de cette performance », annonce un communiqué.
- Le rendez-vous est donc fixé chez Inessential Space au 3 place de la Daurade vers 18h30.
- « Je vais monter un studio photo ; toute personne pourra avoir une photo d’identité judiciaire, qui viendra alimenter un mur User Suspect », ajoute l’artiste.
- De plus, tout est filmé par le réalisateur Christophe Rollo qui prépare un documentaire. « Nous en présenterons une version courte à la fin de l’exposition. »
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