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Jeudi 11 septembre

La question : à quoi servent ces échafaudages aux Jacobins ? ⛪

Rédigé par Charline Poullain
Le couvent des Jacobins reste ouvert pendant toute la durée du chantier (crédit : Charline Poullain).

La toiture de l’église du Couvent des Jacobins fait l'objet de travaux de restauration. Ce n’est pas la première fois au travers des siècles…

La genèse

  • L’ensemble conventuel a été fondé au début du XIIIe siècle par l'ordre des Frères Prêcheurs, également connus sous le nom de Dominicains ou Jacobins.
  • « À partir de 1248, le réfectoire est allongé, une infirmerie, une hôtellerie et un nouveau dortoir sont construits tandis que le chantier du cloître se poursuit », indique le site des Jacobins.
  • « Vers 1275, le chœur de l’église est surélevé à 28 m et couvert de voûtes sur croisées d’ogives. La construction du clocher complète cette grande campagne de transformation. À partir de 1323, la nef est, elle aussi, surélevée et voûtée pour prolonger celle du chœur. »

Zoom sur

  • « Les travaux engagés vont permettre la mise hors d'eau de l'église, la restauration d'une partie de la charpente, celle des chéneaux, la réfection complète de la couverture et l'amélioration des dispositifs de sécurité incendie », détaille la mairie de Toulouse.
  • Coût prévisionnel  : 2,5 millions d'euros, financés par la municipalité et la Direction régionale des affaires culturelles.
  • « L’intervention mobilise des savoir-faire spécialisés dans la restauration des monuments historiques avec une attention particulière portée aux matériaux et aux techniques d’origine.»
  • Les travaux devraient durer un an, jusqu’à l’été 2026.

On rembobine

  • Depuis le XVIe siècle, la toiture a été plusieurs fois reprises : « Les dernières études dendrochronologiques (technique de datation des pièces de bois) de la charpente attestent de la présence de pièces issues d'interventions de différentes époques ». Les plus anciennes sont datées du XVIe,  les plus récentes du XIXe siècle.
  • Ces dernières sont sans doute le résultat de la transformation de l’ensemble conventuel en caserne et en écurie après la Révolution.
  • L’église fut subdivisée en trois niveaux, ses fenêtres bouchées et ses chapelles éventrées. La chapelle Saint-Antonin devint une infirmerie pour les chevaux et le réfectoire servit de manège.
  • Quand l’armée part en 1865, une restauration commence. Puis, la couverture fut reprise entre 1940 et 1945, avant un démontage et remontage en 1968.
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