L'entretien : le très bon bilan touristique toulousain 🚴‍♂️
Jean-Claude Dardelet, vice-président de Toulouse métropole, chargé de l'attractivité, du tourisme, de l'Europe et de l’international, fait le bilan d’un très bel été à Toulouse, sur fond de Tour de France.
Est-ce que l’été 2025 était un bon cru ?
« Nous sommes dans le top 3 de nos meilleures années. Entre la chaleur et les feux, nous avons craint que les aléas climatiques nous pénalisent, mais nous n’en avons pas pâti. Les chiffres sont à peu près les mêmes que l’an dernier, en léger retrait par rapport à 2024, qui était une année d’exception.
Juillet a démarré plus tard que d’habitude, puis le mois d'août a été plus important, de même que les ailes de saison. Septembre et octobre semblent de très bons mois selon les tours opérateurs et les taux de réservation. Mais les gens réservent de plus en plus tard. »
Quelles sont les retombées du Tour de France ?
« Il faut savoir que la caravane du Tour de France, c'est 4 000 personnes qui logent dans Toulouse, plus tous les supporters, les fans… Un départ, une arrivée et une épreuve dans la même ville, c’est un immense événement. Nous avons eu des taux d'occupation exceptionnels : 92% et 88% les 15 et 16 juillet, et les hôteliers ont pu adapter leur prix à la demande. »
Cela a beaucoup favorisé la visibilité de la ville ?
« La notoriété est considérable à plusieurs titres. Il y a eu des retombées dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Nous avons reçu 42 nationalités, dont certaines que l'on voit peu d’habitude, comme des Australiens et des Danois. On parlait toutes les langues à Toulouse pendant cette semaine !
Toulouse s'inscrit parmi les villes capables d'organiser de très grands événements, comme la coupe du monde de rugby ou l’opéra urbain. Il faut savoir qu’un Tour de France, pour nous, c'est 1.5 an de préparation ! »
Est-ce que les gens en ont profité pour visiter Toulouse ?
« 69% des visiteurs se sont offert une sortie supplémentaire. 7% sont allés à la nocturne de la cité de l’espace, 10% à la soirée Victor-Hugo et 5% à la Cartoucherie.
Les lieux qui n'ont pas innové dans leurs expositions temporaires sont plus en souffrance, mais L’Envol des pionniers avec son exposition sur Air France a une croissance à deux chiffres et la cité de l'espace connaît l’une de ses trois meilleures années parce que le Lune Explorer est toujours là .
Il y a vraiment un effet Lonely Planet. Le Japon ou la Corée ou autre nous inscrivent maintenant dans leurs tours, ce qui n'était pas le cas avant. »
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