Mercredi 3 décembre
Quel avenir pour l'agriculture périurbaine ?
Rédigé par Gwen Saulnier
L'agriculture urbaine et périurbaine pourrait nourrir 10 % de la population (crédit : Adobe Stock, photo générée par l'IA).
La filière régionale se retrouve aujourd'hui de 7h à 17h30, au Min (le Marché d'intérêt national), sur le salon Agri-Agro Pro, pour imaginer un modèle alimentaire plus local, durable et accessible. Une des conférences de la journée aura pour thème l'avenir de l'agriculture périurbaine.
La toile de fond
- L'agriculture urbaine et périurbaine (AUP) rassemble toutes les pratiques agricoles qui ont lieu en ville et autour de celle-ci.
- La Ville rose encourage l’installation de fermes maraîchères, réserve des terrains et accompagne des projets agricoles à Quint-Fonsegrives, Blagnac, Fenouillet ou encore L’Union, afin de « reconstruire un système alimentaire de proximité ».
- Depuis 2023, une démarche portée par La Milpa et Ultramarinos Ana structure une filière d’approvisionnement urbain bio et locale pour le centre de Toulouse.
- L’Agri-parc d’Auzeville, au Sud-Est de la métropole, incarne cette dynamique. Ce vaste projet de 68 ha développe une agriculture durable en zone périurbaine et approvisionne la préfecture.
Pourquoi c’est important ?
- « On mange 3 fois par jour et même si les concentrations de population rendent compliquées l’agriculture urbaine, il existe de nombreuses actions », confie Keyra Joyce Gay, agricultrice et restauratrice à la ferme des champs de Gaya.
- La Ville recense aujourd’hui une trentaine de jardins partagés.
- Certains sont portés par des collectifs d’habitants ou des bailleurs sociaux, d’autres s’appuient sur des structures professionnelles, qui réinventent la production locale sur des micro-parcelles ou des friches réhabilitées.
Et après ?
- « Quel monde veut-on avoir demain, et à quel prix ? », s’interroge Keyra Joyce Gay. « L’idée, c’est qu’il faut que les initiatives citoyennes se déploient. Je rêverais de voir les maraîchers comme au début du siècle dernier à Paris », poursuit l'agricultrice qui interviendra cette après-midi à Agri et Agro.
- La surface consacrée aux jardins familiaux a progressé de 55 % entre 2022 et 2023.
- Le Centre Inrae Occitanie-Toulouse estime que l’agriculture urbaine pourrait, dans un scénario optimiste, nourrir 10 % de la population, à condition de mobiliser toutes les surfaces disponibles, en incluant balcons, toitures, parkings et friches.
- La réflexion de la Métropole porte sur un schéma directeur de l’agriculture urbaine : « L’objectif est d’articuler stratégie foncière, urbanisme et initiatives citoyennes, pour que l’agriculture urbaine soit un pilier ».
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