Vendredi 13 février
Mieux comprendre la place des femmes à la radio
Rédigé par Clémentine Duverly.
L'enseignante-chercheuse Déborah Gay signe "Radio : nom féminin, mondes masculins" (crédit : montage Déborah Gay / PUF).
À l’occasion de la journée mondiale de la radio, l’Université Toulouse annonce la sortie de l’ouvrage Radio : nom féminin, mondes masculins (éditions Presses universitaires du Midi), signé Déborah Gay.
Ce dont on parle
- Créée il y a plus de cent ans, la radio est l’un des formats médiatiques les plus anciens.
- Dans son livre Radio : nom féminin, mondes masculins, Déborah Gay, enseignante-chercheuse en sciences de l’information et de la communication à l’Université Toulouse, s’intéresse à la surreprésentation masculine dans ce milieu.
- L’ouvrage est publié dans la collection « En tous genres », dirigée par Sylvie Chaperon, professeure des universités en histoire contemporaine à l’UT2J.
- Déborah Gay étudie le dispositif radiophonique par le prisme du genre, en se basant sur des émissions emblématiques comme La Matinale de France Inter ou After Foot.
- La chercheuse a écouté et analysé plus de 189 heures de radio pour constater et comprendre les facteurs sociaux qui expliquent la sous-représentation des femmes sur les fréquences radio.
De qui parle-t-on ?
- Ancienne journaliste, Déborah Gay a débuté sa carrière dans la création de webséries avant de retrouver le micro de la radio.
- Ses travaux portent principalement sur les questions de genre dans les médias et les industries culturelles.
- Elle étudie les « rapports sociaux de voix », c'est-à-dire comment la société influence qui parle et est écouté, mais aussi le mansplaining, c’est-à-dire, le fait qu’un homme explique de façon paternaliste un sujet à une femme.
- Elle se penche aussi sur le phénomène du manterrupting, l’interruption sexiste d'une femme par un homme à la radio.
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