Lundi 16 mars
La question : le Laté-28 peut-il reprendre vie ?
Rédigé par Charline Poullain
Point d'étape sur le projet Laté-28 (crédit : L'Envol des Pionniers / Pierre Carton)
Il y a 100 ans, le Laté-28 prenait son envol à Toulouse. Un projet éducatif fédère 19 lycées professionnels et technologiques de l’académie de Toulouse pour sa reconstruction.
À propos
- Le 26 février 1929, le Laté-28 s’élançait pour la première fois depuis la piste de Toulouse-Montaudran.
- « Ce monoplan de 19 mètres d’envergure est considéré comme l’un des premiers avions de ligne modernes », rappelle l’Envol de Pionniers.
- Pouvant accueillir jusqu’à 8 passagers, il est à l’origine de plusieurs records de vitesse. Mais surtout, « c’est à son bord que Jean Mermoz parvient pour la première fois à traverser l’Atlantique Sud avec du courrier en 1930 ».
- Construit à Montaudran entre 1927 et 1932, cet avion a été utilisé pour des vols civils et postaux. 50 exemplaires sont sortis des usines Latécoère.
Et maintenant
- Lancé en 2018 par Toulouse Métropole et piloté par L’Envol des Pionniers, le projet Laté-28 vise à reconstruire à l’identique cet avion emblématique de l’Aéropostale. Et ce, à l’emplacement même où il était construit il y a près de 100 ans !
- Ce projet éducatif rassemble une centaine d’élèves et enseignants issus de 19 lycées technologiques et professionnels de l’Académie de Toulouse et de l’IUT génie mécanique et productique de l’Université Paul Sabatier, ainsi qu’une vingtaine de membres de l’association Laté-28.
- La livraison de l'avion est prévue courant 2029.
Comment ça marche ?
- Chacun des établissements scolaires apporte son expertise et ses moyens de production pour fabriquer les pièces de l’appareil.
- Des parties du fuselage ont été réalisées par les lycéens de Saint Exupéry de Blagnac, puis peintes par ceux de Galliéni à Toulouse.
- La numérisation du moteur Renault historique, réalisée par l’IUT génie mécanique et productique Paul Sabatier de Toulouse, constitue la base d’une reconstitution en impression 3D.
- Le lycée Eugène Montel de Colomiers s’occupe des portes de la cabine et du coffre, tandis que celui d’Auch est chargé de l’hélice et Decazeville fournit les ferrures…
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