Mardi 31 mars
Le Département vote son budget
Rédigé par Charline Poullain
Cette année, la diminution annoncée de la masse salariale est de 370 postes (crédit : Charline Poullain).
Le Département de Haute-Garonne se réunit pour voter son budget primitif. La séance durera deux jours.
Il l’a dit
- « Ce budget s’inscrit dans un contexte de finances publiques dégradées, rappelle Sébastien Vincini, président du Conseil Départemental de Haute-Garonne. L’effet ciseaux s’est installé, avec des recettes contraintes et des besoins sociaux en forte hausse ».
- « C’est une réalité : la précarité augmente, il y a 8% de dossiers de surendettement en plus et le Département est en première ligne. » Le premier poste de dépenses de la collectivité étant la politique de solidarité (1084.57M€).
- « Ce budget pose la place du Département dans notre République », constate-t-il.
- Rappelant qu’une « soixantaine de départements sont en difficulté, dont certains mis sous tutelle », le président ajoute : « Je suis fier que la Haute-Garonne puisse tenir ses comptes sans renoncer à ses valeurs (...) On sanctuarise l’ensemble des aides, il n’y a pas de baisse ».
En chiffres
- Le budget 2026 s’équilibre à 1,89 milliard d’euros. Avec un investissement maintenu à près de 254M€.
- Les subventions allouées à 1 900 acteurs associatifs se montent à 23,7M€.
- « Pour la première fois, nous faisons baisser nos dépenses de fonctionnement », souligne Sébastien Vincini. De 2%, soit - 38M€.
- Cela représentera 370 postes de moins, soit 3 à 4% de baisse de la masse salariale. Avec un non remplacement automatique des départs à la retraite, des mobilités d’agents et de ceux en situation contractuelle. L’an dernier, le nombre de 500 postes supprimés avait été mis en avant par les syndicats. « Ce sont des choix difficiles, mais nous avons décidé de ne pas diminuer les services publics. »
Zoom sur
- Hier, lors de la conférence de presse à la veille du vote de ce budget primitif, Sébastien Vincini a souligné « deux grands défis ».
- Le premier est celui du vieillissement de la population. Car c’est bien le Département qui aide les familles lors d’un placement en maison de retraite ou pour payer des aides pour un maintien à domicile, ce qui est de plus en plus choisi.
- Le second concerne les 8 000 enfants suivis par les services sociaux départementaux, proie trop facile des réseaux de prostitution. « Il y a un enjeu d’identification et de repérage, pour définir cette réalité et le meilleur mode d’action. Il faut briser les tabous et l’isolement des acteurs dans ce domaine. »
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