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Mardi 31 mars

Qui était Picot de Lapeyrouse ? 

Rédigé par Mathieu Arnal.
Le buste de Picot de Lapeyrouse (crédit : FTV)

Le grand parc de l’île du Ramier, inauguré le 31 janvier dernier, porte le nom du naturaliste Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse (1744-1818) à l’origine de la création du Museum de Toulouse. 

Bio express

  • Issu d’une famille de négociants anoblie, Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse opte d'abord pour une carrière dans la magistrature avant de se consacrer à l’histoire naturelle, sa passion.
  • En 1781, il fait paraître Description de plusieurs nouvelles espèces d'orthocératites et d’ostracites, un premier ouvrage consacré à des coquilles fossiles, avant de publier, plus tard, un Traité des mines et forges à fer du comté de Foix, ou encore une Histoire abrégée des plantes des Pyrénées et Itinéraire des botanistes dans ces montagnes.
  • Naturaliste et minéralogiste reconnu, il enseigne successivement à l’Ecole des mines de Paris, à l’école centrale (établissement qui remplace les collèges d’Ancien Régime, entre 1795 et 1802) puis devient doyen de la faculté des sciences de Toulouse.
  • En 1796, il fait aménager le jardin botanique et les collections de sciences naturelles de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres dans les anciens locaux du monastère des Carmes déchaussés, futur site du Museum d’histoire naturelle de Toulouse qui ouvrira au public en 1865.
  • Maire de Toulouse (1800-1806), Picot de Lapeyrouse devient, en 1808, baron d’Empire puis chevalier de la Légion d’honneur, avant de finir sa carrière politique comme député de la Haute-Garonne, entre mai et juillet 1815, durant les Cent-Jours.
  • Vingt ans plus tard, l’ancienne rue de la Fumée (entre l’actuelle rue d’Alsace-Lorraine et la place Wilson) est renommée en son honneur.

UN GRAND ESPACE VERT 

  • Présenté comme le nouveau « poumon vert » de Toulouse, le parc Picot de Lapeyrouse, aménagé sur une partie de l’ancien parc des expositions, s’étend sur une superficie de sept hectares, avec 1,7 kilomètres de cheminements piétonniers et près de 2 000 arbres et 24 000 arbustes plantés.
  • « La Volière », grande structure métallique circulaire de 16 mètres de haut et 32 mètres de circonférence au sol, abrite une aire de jeux avec toboggans, balançoires et cheminée de grimpe.
  • Deux grandes sculptures agrémentent le site : La Catalane de Sylvestre Clerc (1892-1978), placée dans l’axe de la piscine Nakache et La Rana d’Henri-Georges Adam (1904-1967), installée près de l’aire de jeux.
  • Le projet qui a coûté 17,6 millions d’euros, a été financé par Toulouse Métropole, avec le concours de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, du programme LIFE pour le climat et l’environnement de l’Union européenne et de la région Occitanie.
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