Le portrait : Foé, l’été retrouvé 📀
Après presque un an de silence, le Toulousain signe un virage pop et un EP lumineux : Nostalgia Forever. Une ode à l’italo-disco, loin de la langueur de ses débuts.
Soleil sur les synthés
Révélé en 2019 avec Îl, un premier album salué par une nomination aux Victoires de la Musique, Foé (de son vrai nom Nicolas Poyet) s’est d’abord fait connaître pour ses textes mélancoliques, sa voix de velours et ses envolées au piano. Cette fois, il revient avec quatre titres résolument solaires teintés de douceur estivale assumée.
Fini la grisaille parisienne et les textes torturés : l’artiste a fait ses cartons, cap vers Toulouse et la légèreté de son sud natal. « J’avais besoin de faire des chansons solaires, que j’écouterais en allant à la plage », confie l’artiste.
Celui qui a appris le solfège et le piano au Conservatoire toulousain, puis la guitare à la MJC d’Empalot peut de nouveau « assumer ses petites bribes d’accents du sud » et demander « des chocolatines à la boulangerie ».
Amour et DIY
Quatre titres composent son nouveau projet, autoproduit pour la première fois. « Cela apporte davantage d’autonomie financière et artistique » explique l’intéressé.
Cela correspond aussi à une philosophie de vie plus indépendante, à l’image du couple qu’il forme avec sa compagne, Lise-Cléo. Le duo œuvre ensemble de la photo à la vidéo, en passant par la couture via leur marque de vêtements maison : « 100 chemins ».
Deux morceaux sont aussi à découvrir sur la chaîne YouTube de la mairie de Toulouse, dans le cadre du Projet Toulouse Live Session. Le Toulousain y joue en duo avec la violoniste Manon Galy, dans un décor magique : La Grave.
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