Pierre Nicolas, itinéraire d’un « boomer » heureux 📗
L’ancien journaliste de France 3 Midi-Pyrénées évoque son parcours à travers un livre autobiographique autoédité en deux tomes : La mélodie du boomer. Rencontre.
TRENTE ANS DE CARRIÈRE À TOULOUSE
On pourrait croire que Pierre Nicolas, présentateur-vedette du JT de France 3 Midi-Pyrénées des années 1990 et 2000, est Toulousain. « Non, je suis né 850 kilomètres plus au nord… Je suis un authentique Ch’ti » déclare-t-il, le regard bleu pétillant. Le journaliste a 29 ans lorsqu’il débarque dans la Ville rose en 1983. Il y rejoint durant quelques semaines la petite équipe du talk-show régional La Vie à plein temps. Deux ans plus tard, la productrice Catherine Levy lui en confie la présentation « heureux de parler tous les jours de chanson, de théâtre, de cinéma ou de livres ». Il ne quittera plus Toulouse, enchaînant jusqu’à son départ en 2015, reportages et présentations de journaux en plateau.
TOUR DE FRANCE
Le bac en poche, Pierre Nicolas quitte sa ville natale d’Arras (Pas-de-Calais) pour Strasbourg. Il y multiplie les expériences professionnelles (mécanicien moto, vendeur de disques à la Fnac…) avant de reprendre ses études, en 1979, au Centre universitaire d’enseignement du journalisme (CUEJ) à Strasbourg. Il écume, ici et là, à partir de l’été suivant, les différents bureaux régionaux de la chaîne publique (Lille, Marseille, Reims, Rennes, Ajaccio…). « Le début de 17 ans de CDD, un record dans l’audiovisuel public français » précise-t-il, comme il le raconte dans son double livre autobiographique autoédité, La mélodie du boomer (ndlr : boomer, personne née entre 1945 et 1965). Le tome 1 couvre de 1954-1979, le second 1980-2015.
LE SCOOP D’AZF
Le 21 septembre 2001 reste le grand fait d’armes de la carrière de Pierre Nicolas. Il comprend avant tous ses confrères que l’énorme explosion entendue dans Toulouse ce vendredi matin-là à 10h17 provient de l’usine AZF. « Sortant des locaux de la Cépière (ndlr : siège de France 3 Toulouse), je sens une forte odeur d’ammoniaque dans l’air. J’ai été infirmier avant de devenir journaliste. Je ne pouvais pas me tromper… La seule usine travaillant avec de l’ammoniaque était AZF. Je monte sur ma moto, j’emmène le cameraman Michel Mézières qui passe par hasard et je lui dis que je crois savoir ce qui s’est passé. Je lui dis de commencer à tourner, de ne pas couper ». Les images de la catastrophe font le tour du monde et valent aux deux reporters le 1er prix du journalisme international 2002.
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