Le portrait : Victoria Barham, la directrice de TSE
Victoria Barham a passé sa vie à compter la proportion d'hommes et de femmes partout où elle se trouvait. L’universitaire prend la direction de Toulouse School of Economics.
Son parcours
Victoria Barham est néo-zélandaise d’origine. Après des études à Toronto et à Louvain, elle revient au Canada pour un contrat post-doctoral à Queen’s University avant d’être recrutée par l’Université d’Ottawa. Elle était directrice de la faculté des sciences sociales depuis 2019, qui compte 10 000 étudiants et 270 professeurs.
Elle vient de prendre ses fonctions à la tête de TSE. « C’est un projet que je suis depuis ses débuts, confie-t-elle, c’est une aventure incroyable de venir à Toulouse ! ».
Ses ambitions
Victoria Barham compte bien faire bouger les lignes. « J’ai une autre vision du leadership, que j’appelle “leadership féministe”. Je veux faire évoluer, valoriser tous les membres de l’équipe – qu’ils se sentent les auteurs de notre aventure collective ».
Elle se félicite de voir quatre femmes à la tête de ce projet, dont Karine Van Der Straeten [Fondation TSE]. « Ce n’est pas anodin ! ».
Pour la suite, elle évoque une envie de donner à l’établissement toutes ses chances de se développer, ce qui passerait par une révision des frais d’inscription. Et pour les futurs projets pédagogiques ? Un bachelor en économie et sciences sociales quantitatives qui sera « vraiment, vraiment novateur ».
« TSE est déjà un modèle sur beaucoup de plans. C’est un honneur, mais le but est de rester en tête de peloton. On a besoin d'une grande école de recherche & développement à Toulouse, et elle a toutes les capacités pour l’être », souligne-t-elle.
Participation à Futurapolis
Vendredi, à 10h, Victoria Barham interviendra lors d’une conférence prévue dans le cadre de la 14e édition de Futurapolis Planète, un événement consacré à l'innovation technologique, la transition écologique, la science et la recherche. Elle s’intitule « De la science en Amérique : l’Europe est-elle le nouvel eldorado des scientifiques ? »
Selon la nouvelle directrice, si c’est le bon moment pour aller démarcher les chercheurs outre-Atlantique, il y a des conditions nécessaires à rassembler, dont la rémunération. « L’arrivée de Trump n’est pas la solution à tous les problèmes des institutions européennes », glisse-t-elle.
Pour s’inscrire à la conférence et consulter le programme complet de l’événement, rendez-vous sur le site internet.
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