LMA, l’artisan du rap
Rappeur toulousain d’adoption, LMA trace une ligne singulière entre introspection, conscience sociale et artisanat musical.
Bio express
Né à Montpellier en 1998, Maël a 28 printemps et vit à Toulouse depuis six ans. Autodidacte, il quitte l’école très tôt, enchaîne les petits boulots - cuisine, bâtiment et « un paquet de trucs un peu pourris », dit-il - avant de se consacrer à la musique.
À 16 ans, il décroche le Prix Claude Nougaro pour un premier titre, qu’on ne retrouve plus que sur de rares CD gravés à l’époque. LMA vit de sa musique depuis 2020.
Entre les lignes
Le rap du jeune homme puise dans l’électro, le rock et la pop, sans renier ses racines contestataires. L’artiste, qui préfère se penser « artisan musical », revendique une liberté de pensée presque anarchique et une attention toute particulière sur le texte, chaque chanson approfondissant un thème.
Les paroles évoquent la solitude, l’amour, la mort, l’amitié… avec une conscience sociale assumée mais jamais dogmatique. « Je ne fais pas la morale, je dresse des constats. » Chez LMA, la musique est avant tout un espace d’observation.
Après son album Petit Prince, le lyriciste revient avec Inutile, un EP conçu en trio avec ses amis Nitram et Cydot. Ce disque nourri d’influences larges, de Radiohead à Mac Miller, est un savant équilibre entre noirceur et clarté.
La tournée démarre ce vendredi 30 au Bijou, à Toulouse, en jauge assise, dans le cadre du festival Détours de chant. « Ce sera un joyeux petit bordel », promet LMA. Cette première date est pensée comme un laboratoire, chez lui, face à son public.
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